Les politiques conjoncturelles

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Classe(s) : 1re ES | Thème(s) : Régulations et déséquilibres macroéconomiques

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Les politiques conjoncturelles

Face aux déséquilibres macroéconomiques, l’État doit-il laisser faire le marché et s’abstenir de toute intervention, comme le préconisent les économistes libéraux, ou doit-il s’engager dans le soutien de l’activité économique ? Les politiques conjoncturelles menées par les gouvernements ont comme objectif le retour aux grands équilibres : plein emploi, stabilité des prix et équilibre des échanges extérieurs.

 

Pour lutter contre le chômage, la politique budgétaire est un des instruments classiques de l’intervention économique. Les dépenses publiques peuvent être augmentées lorsque la demande privée baisse, puis réduites lorsque la demande privée revient à l’équilibre. Il s’agit, dans le langage des économistes, d’une action contracyclique. Dans la mesure où les masses budgétaires publiques sont très importantes par rapport au revenu national, une stratégie à contre-courant orchestrée par l’État peut jouer un rôle de première importance par rapport à l’économie globale. En réduisant la fiscalité ou en décidant d’une politique de grands travaux sous la forme d’investissements, l’État espère relancer la machine économique : l’augmentation du pouvoir d’achat des consommateurs est en effet propice à la reprise de la consommation.

 

La politique monétaire a comme objectif principal la stabilité des prix, c’est-à-dire le moins d’inflation possible. Elle consiste à déterminer la quantité de monnaiequi doit être mise en circulation à l’intérieur de l’économie. Cette politique n’est plus assumée par l’État, mais par des banques centrales indépendantes des gouvernements. À l’intérieur de la zone euro, c’est le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne qui définit le niveau des taux d’intérêt directeurs. Puis, par le biais des 17 banques centrales de la zone, ces taux d’intérêts s’imposent à toutes les banques commerciales.

 

Le redressement des chiffres du commerce extérieur suppose des actions plus qualitatives que quantitatives. Certes, il est nécessaire d’éviter l’inflation qui handicape la compétitivité-prix des exportations, mais il faut aussi promouvoir la qualité des produits, c’est-à-dire agir dans le sens d’une compétitivité plus structurelle. Ainsi, l’amélioration du capital humain par la formation, les dépenses de recherche-développement ou encore la mise en place d’une politique industrielle contribuent à renforcer les potentialités de l’économie nationale par rapport à l’ensemble des nations qui constituent l’économie mondiale.

 

Les politiques conjoncturelles concourent à la réalisation des grands équilibres économiques. Cependant, il semble difficile à un pays de s’en sortir seul dans un cadre aujourd’hui mondialisé. Une meilleure harmonisation des politiques économiques devient indispensable, aussi bien au niveau européen que dans un cadre mondial.