Les sociétés face aux risques

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Classe(s) : 2de | Thème(s) : Gérer les espaces terrestres

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Les hommes sont confrontés aux risques naturels et technologiques. Aujourd'hui, nous avons le sentiment que les catastrophes qu'ils peuvent causer sont de plus en plus nombreux. Cette impression est-elle fondée ? Quelles sont les sociétés les plus vulnérables aux risques ? Quelles mesures prendre pour les éviter ou les limiter ?

Voyons les différents types de risques naturels auxquels sont confrontés les hommes.

• Retenez qu'il en existe deux types.
- Premièrement, ceux qui sont liés au climat : ce sont les cyclones, les tempêtes, les vagues de froid, les canicules, la sécheresse, les avalanches, les inondations.
- Deuxièmement, ceux qui sont liés au mouvement de l'écorce terrestre, la lithosphère : ce sont les tremblements de Terre, les tsunamis, les éruptions volcaniques.

• Ces risques n'ont pas le même impact sur l'homme et leur fréquence semble augmenter.
L'opinion est en effet plus sensible aux risques lorsqu'ils sont brefs et intenses comme les tremblements de terre, les tsunamis ou les cyclones. Ils sont spectaculaires et beaucoup plus médiatisés aujourd'hui qu'il y a 20 ans.
Cependant des risques peuvent aussi se manifester sur des durées plus longues, parfois des années, et concerner de vastes espaces comme c'est le cas des sécheresses, même si ces phénomènes marquent moins l'opinion publique.

Les activités humaines peuvent aussi créer de nouveaux risques.

• Les risques que nous appelons technologiques sont tous d'origine humaine : il s'agit de la pollution de l'eau, de l'air et des sols.

- La pollution atmosphérique est parfois causée par le transport ou le stockage de produits dangereux comme les hydrocarbures ou les produits chimiques. Mais souvent, ce sont les fumées des usines, l'émission de CO2 par la circulation automobile qui sont les principales causes de la pollution de l'air.
- Les marées noires, la pollution des nappes phréatiques à cause des engrais et pesticides employés par l'agriculture sont les principales pollutions qui concernent l'eau.

• Il ne faut pas non plus oublier que de nombreuses actions de l'homme amplifient certains risques naturels.

- Les hommes ont favorisé les inondations ou les avalanches en défrichant les forêts pour aménager des champs ou des pistes de ski.
- Les risques de sécheresse et la désertification ont été augmentés par une irrigation excessive qui épuise les réserves en eau.
- Les risques d'inondation et de glissement de terrains en ville sont souvent causés par la multiplication des surfaces bétonnées ou goudronnées.

La perception et la gestion des risques varient énormément entre pays riches et pays pauvres. Voyons ce qu'il en est dans les pays riches.

• Les sociétés des pays riches recherchent le risque " 0 ", elles acceptent de moins en moins l'exposition aux risques. La sécurité y est considérée comme un droit.

• Trois étapes ont été mises en place dans les pays du Nord pour faire face aux risques : la prévision, la protection et la prévention.

- La prévision est possible grâce à des centres d'observation météorologiques, à des sismographes, à des systèmes d'observations des sites industriels jugés sensibles.
- La protection passe par la délimitation de zones à risques, ce sont des zones non constructibles par exemple. Elle passe aussi par la construction de moyens de défense comme des digues pour limiter les inondations, le déclenchement volontaire d'avalanches, le débroussaillage pour limiter les incendies.
- La prévention passe par l'éducation des sociétés, l'entretien d'une mémoire des risques, l'utilisation les médias, l'entraînement à des alertes, la mise en place de plans de prévention des risques. Ces actions permettent de limiter les risques.

La perception et la gestion des risques est toute différente dans les pays du Sud.

• Le risque y est souvent considéré comme une fatalité, une épreuve envoyée par Dieu. Les plus pauvres vivent dans des bidonvilles situés en zone inondable ou sur des pentes instables. Ce sont surtout les risques sanitaires qui sont les plus nombreux : ils sont liés à la mauvaise qualité de l'eau, au manque d'infrastructures comme les égouts.

• La solution envisagée lors d'une catastrophe est souvent la fuite et c'est aussi un moyen pour les autorités de se débarrasser de quartiers informels et de populations indésirables.

Conclusion
Deux idées principales sont à retenir.
• 1. Les risques touchent toutes les parties du monde. Les risques naturels majeurs, comme les cyclones, semblent aujourd'hui en augmentation dans le contexte du réchauffement climatique, mais c'est surtout parce qu'ils sont de plus en plus médiatisés et touchent profondément les sociétés.
• 2. Dans les pays du Nord, les risques détruisent. Au Sud, ils tuent. Les sociétés n'ont donc pas le même degré de vulnérabilité face aux risques.