Mobilités, flux et réseaux de communication

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Classe(s) : 1re L - 1re ES | Thème(s) : Aménager et développer le territoire français

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Le constat est clair : on n’a jamais autant bougé, en France et hors de France. A l’heure de la mondialisation, les moyens de communication semblent offrir à tous les Français, partout, une connexion au réseau mondial. Est-ce bien le cas ?

 

Commençons par faire le point sur la question des mobilités.

 

A l’échelle internationale, en premier lieu. La France demeure la 4e destination migratoire mondiale. Les immigrants, autrefois surtout européens, sont à présent davantage originaires du Maghreb, d’Afrique noire, mais aussi d’Asie.

Inversement, 2 millions de Français vivent à l’étranger : la moitié en Europe, 20% en Amérique.

Et puis il y a les touristes qui visitent la France : 86 % sont européens. Les Français, eux, partent peu à l’étranger, et, quand ils le font, c’est surtout en Europe (en Espagne et en Italie, en particulier).

 

A l’échelle nationale, environ 12 % des Français changent de résidence chaque année, pour des raisons familiales ou professionnelles, souvent à petite distance. Ces mobilités recomposent le territoire : ce sont les régions ensoleillées et littorales qui en profitent, mais aussi à présent les départements ruraux proches des grandes agglomérations.

 

Les mobilités se font également sentir à l’échelle quotidienne. La distance domicile-travail continue de croître. Mais les déplacements liés aux activités d’achat ou de loisirs représentent aujourd’hui 75 % des mobilités quotidiennes.

 

L’été,des mobilités massives concernent la France du Sud et de l’Ouest, ainsi que les grandes agglomérations : en premier lieu, Paris.

 

Ces mobilités aux différentes échelles s’appuient sur des réseaux de transport et de communication.

 

• Comment caractériser les réseaux de transports français ?

Ils témoignent de la traditionnelle centralité parisienne. Ainsi, toutes les lignes à grande vitesse (ou LGV) passent par Paris ou Roissy. Cela renforce la prééminence des aéroports parisiens.

Cependant, le réseau en étoile sur Paris appartient au passé. Les autoroutes, par exemple, assurent une remarquable couverture territoriale.

Par ailleurs, la France s’intègre de plus en plus aux grands réseaux européens (tunnel sous la Manche, LGV Thalys et Eurostar).

 

Notez cependant ce point important : les points d’entrée et de sortie des réseaux à grande vitesse sont plus rares que ceux des réseaux traditionnels. L’espace français devient donc discontinu, avec des « effets-tunnels » qui isolent les espaces traversés mais non desservis, ces espaces étant estimés à 20 % du territoire (sur lesquels vivent 8 % de la population).

 

• Concernant les réseaux de communication, ce sont eux qui ont connu sans doute le plus fort développement depuis 30 ans grâce aux TIC (technologies de l’information et de la communication). En 2010, déjà, un Français sur deux achetait sur Internet. 

Les TIC comportent également des effets métropolisants : les réseaux à très haut débit sont encore concentrés dans les grandes métropoles, principalement à Paris.

 

Concluons.

A toutes les échelles, les mobilités sont sans cesse plus nombreuses et diverses, générant des effets majeurs sur le territoire et les réseaux de transport.

Il faut noter cependant que ces réseaux à hautes performances ainsi que les TIC ont tendance à renforcer la métropolisation du territoire. La connexion du territoire français n’est pas uniforme.