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Jeune Juliette

Ciné-chroniques

JEUNE JULIETTE

Film québecois d'Anne Émond

Durée : 1h37

Sortie 11 décembre 2019

Acteurs : Alexane Jamieson, Léanne Désilets, Gabriel Beaudet, Antoine Desrochers, Robin Aubert, Christophe Levac, Karl Farah, Stéphane Crête, Tatiana Zinga Botao

Sélectionné dans 7 Festivals.

 

L’âge ingrat

Déjà scénariste et réalisatrice de trois longs métrages Nuit #1 (2011), Les Êtres Chers (2015) et Nelly (2017), tous sélectionnés dans de nombreux Festivals, Anne Émond nous présente aujourd’hui Jeune Juliette, récit (autobiographique ?) des tourments éprouvés par une très jeune fille grassouillette dans un environnement scolaire particulièrement cruel, surtout de la part des garçons friands de bizutages. Heureusement, Juliette a une amie fidèle, Léanne, ravissante et svelte, qui l’aide à supporter les divers quolibets dont elle est l’objet car Juliette est dotée d’un joyeux caractère qui la blinde en partie contre la méchanceté des lycéens : « Tous des cons ! »

Mais cette protection reste fragile et, parfois, la jeune Juliette exprime son inquiétude pour l’avenir : est-ce que quelqu’un voudra d’elle un jour ? Dans la horde des lycéens se détache bien un beau garçon aux cheveux longs, Bernard, plus séduisant que ses copains mais limite transgenre. Sera-t-il l’élu ? En fait, il ne semble guère intéressé pour l’instant. En attendant, Juliette s’occupe d’un petit élève d’une douzaine d’années, Arnaud, qui a la particularité d’être surdoué, contrairement aux enfants chahuteurs qui l’entourent. Malheureusement un incident va interrompre cette relation paisible et même la fidèle Léanne commence à délaisser son amie…

Tout ce récit d’apprentissage est soutenu par la grande qualité de ses jeunes interprètes, en tête desquels l’émouvante Alexane Jamieson qui passe du rire aux larmes avec un évident talent. Je n’en dévoilerai pas la conclusion un peu trop tendance selon les poncifs actuels, mais avec un seul regret : les abondants dialogues en québécois, mêlés de tournures locales, d’argot et d’anglais, ne sont traduits que par un sous-titrage français lacunaire qui n’intervient que de temps en temps. C’est vraiment dommage.

Henri Lanoë
Cinéchronique

 

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