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La mémoire, ça se travaille

Les conseils du coach

La mémoire est une fonction essentielle de notre cerveau. Elle est continuellement sollicitée. Aussi est-il important de la préserver et de l’entretenir. Mais savez-vous qu’il existe plusieurs mémoires,  et donc plusieurs centres cérébraux dédiés à l’encodage, au stockage ou à la consolidation et à la récupération des informations ?

Le circuit de la mémoire

Tout au long de la journée, nous sommes sollicités et interpellés par des bruits, odeurs, sensations qui seront décodés puis stockés dans les régions postérieures du cerveau.

Chaque chose à sa place :

  • Le visuel (visage, photo, affiche, schéma…) dans le lobe occipital ;
  • Le tactile (une poignée de mains) dans le lobe pariétal ;
  • L’auditif, l’olfactif ou le gustatif dans le lobe temporal.

Ces informations vont suivre un circuit complexe et méandreux : 1) le circuit de Papez ; 2) l’hippocampe par où s’effectue l’entrée, le filtre, la sélection et l’affectation de l’information dans la zone préfrontale pour la retenir et l’utiliser (l’encoder) et vers la zone occipitale si elle est auditive ou gustative…

 

L’autre mémoire est celle qui mémorise sentiments et émotions. Ce circuit émotionnel passe par 3) l’amygdale. Celui-ci gère nos instincts premiers (soif, faim, désirs sexuels…) ; réagit aux émotions négatives (peur, dégoût) et montre sa sensibilité et son intérêt pour la nouveauté.

Ces deux circuits sont interconnectés et donnent sens et corps aux émotions et images reçues. L’image du visage de sa grand-mère associée à un plat qu’elle préparait fera remonter des odeurs savoureuses l’image d’un lieu…

Les trois temps de la mémoire : Encodage, stockage, récupération

L’acquisition d’informations nouvelles est permanente. L’encodage est cette capacité à les capter, puis les traiter pour ensuite les stocker. Lors de cette phase, chacun peut adopter une stratégie spécifique pour améliorer son encodage (répétition, association).

Les informations reçues par la mémoire sont extrêmement nombreuses. Cette dernière doit les stocker convenablement pour les maintenir au chaud et les faire durer dans le temps. Lors de ce stockage, la période dite de consolidation va jouer le rôle de répétiteur et de coach en répétant une information pour qu’elle soit ancrée de façon plus durable et dans notre mémoire.

La récupération se réfère au processus qui permet à une information d’être extraite de la mémoire à long terme. Cette dernière phase permet, en théorie, de se souvenir d'événements qui étaient en attente dans le cerveau. Les informations isolées se mémorisent moins bien que celles associées à des connaissances existantes. Plus il y a d’associations entre nouveautés et ce qui déjà connu, meilleur est l’apprentissage !

Conseil : N’oubliez pas, la loi des neurones, c’est la répétition. C’est donc en répétant qu’on apprend. Pour que ce soit efficace et pour éviter le trou noir le jour de l’examen, il est utile de bien ranger ses connaissances. La rédaction de fiches est un excellent exercice qui permet un travail de va-et-vient entre mémoire à court terme et mémoire à long terme.

Deux hémisphères, deux façons de marcher

En outre, nous possédons tous deux hémisphères cérébraux qui interagissent constamment mais qui présentent chacun des fonctions spécifiques. L’hémisphère droit s’intéresse à tout et innove. Même si notre éducation ou notre tempérament nous conduit à privilégier l’une de ces deux zones, l’idéal est donc de favoriser la communication entre ces deux hémisphères.

L’hémisphère gauche englobe ce qui rassure (les procédures, le temps) mais aussi les savoir-faire comme le calcul ou le langage, les pensées analytiques et les procédures.

L’hémisphère droit, dit silencieux, gère l’intelligence globale des relations, des modèles, et des structures complexes. Il participe à la construction de classes logiques et intervient de façon importante dans la formation des concepts. Il filtre toutes les nouvelles informations.

 

 

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