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La prépa hypokhâgne BL

Focus orientation


Qu’est-ce que la prépa BL?

La classe préparatoire hypokhâgne BL, "lettres et sciences sociales" est une classe préparatoire très exigeante, car très complète. Elle réunit toutes les matières enseignées en classes préparatoires littéraires : Histoire, Philosophie, Lettres, Langues ainsi que les Mathématiques et les Sciences Sociales (Sociologie et Economie).
 

L’objectif est de se préparer en deux ans au concours des prestigieuses Écoles Normales Supérieures (ENS Ulm à Paris, ENS Paris-Saclay (ex ENS Cachan) et ENS Lyon).

Ces classes préparatoires sont destinées aux bacheliers S, ou ES option maths (le programme de mathématiques s’inscrit dans la continuité de la terminale S). Chacune des matières est importante et le volume horaire est équilibré.
 

La BL a l’avantage de permettre à des étudiants possédant un profil complet et équilibré de ne pas se spécialiser trop tôt et d’approfondir des connaissances dans des disciplines complémentaires, "d’allier une solide culture classique à la maîtrise des enjeux du monde contemporain". 

Les enseignements  : le Français / Les lettres, la Philosophie, l’Histoire, les sciences sociales : la Sociologie, et l’Économie, les Mathématiques : algèbre, analyse, probabilité et statistiques, les langues vivantes : version, thème, étude de texte.

L’EMPLOI DU TEMPS EN PRÉPA BL

L'emploi du temps varie en fonction des lycées, notamment le nombre d'heures consacrées aux langues, mais voici un exemple qu'on retrouve dans de nombreux lycées : 

Matières Nombre d'heures par semaine
Sciences sociales 6h
Français 4h
Histoire 4h
Philosophie 4h
Mathématiques 5h
LV1 4h
Option : géographie, latin, LV2 3h (par matière)
TOTAL sans option 27h

 

  • 1h de TD en hypokhâgne et 2h en khâgne. Un soutien en mathématiques de 1h30 est proposé aux élèves venant de Terminale ES.
  • Il faut ajouter un devoir sur table (DST) ainsi qu'un entraînement oral (Khôlle) par semaine.

Lena te parle de l'hypokhâgne 

 

 


Les atouts des classes préparatoires très pluridisciplinaires

 

  • Une excellente préparation à de nombre concours différents, tous très sélectifs : l'ENS, l'ENSAI, Sciences Po, les écoles de commerce...
  • Des petits effectifs (30 à 50 élèves en moyenne) et les cours se déroulent au lycée ;
  • Les professeurs sont souvent plus disponibles et accessibles qu’au lycée ;
  • On travaille plus, et on approfondit beaucoup plus les matières qu’au lycée. Le but est d’acquérir une bonne capacité de travail et une grande culture générale, d’apprendre à travailler vite et efficacement. Les étudiants sont en cours de 8h à 17h puis ils doivent fournir un important travail personnel chez eux le soir (lecture, fiches…) ;
  • La bonne ambiance est fréquente, et une forte solidarité entre les élèves : on travaille en groupe, on s’échange des fiches. Cela dépend des établissements ;
  • Le rythme est intense mais cela n’empêche pas de prévoir des plages pour souffler. Ce sont deux années consacrées aux études néanmoins ;
  • En hypokhâgne, puis en khâgne, l’exigence intellectuelle est grande et va de pair avec des cours souvent passionnants.

Des témoignages : les anciens de Lakanal, un blog d'une étudiante BL.

SURMONTER LES DIFFICULTÉS EN PRÉPA BL

En prépa BL le mot d’ordre est la persévérance, quelques conseils pour résister à la pression :

  • Savoir que les professeurs notent comme au concours dès les premiers DST pour habituer les élèves, d’où les mauvaises notes, cela n’empêche pas de progresser petit à petit avant l’échéance du concours ;
  • En prépa littéraire, l’ouverture culturelle est centrale, ainsi aller au théâtre, au cinéma, à une exposition font aussi partie des études ;
  • Faire attention a son sommeil ! Pour être concentré en cours, il est plus utile de faire attention à ses heures de sommeil plutôt que de réviser jusqu’à 2h du matin ;
  • Les plaisirs de la prépa6 réflexes avant d'abandonner...


Et après ? La khâgne, Sciences Po, écoles de commerce...

 

A l’issue de la khâgne les étudiants s'orientent vers beaucoup de voies différentes...

L'objectif traditionnel est de tenter les concours des Écoles Normales Supérieures (ENS). En réalité, il n'y a de la place que pour 2%* des étudiants en prépa littéraire - l'entrée est donc très sélective, mais tous les étudiants tentent leur chance généralement. La réussite de ce concours prestigieux permet d'être rémunéré par l’État durant toute la durée de ses études et d'accéder à un poste de chercheur. 

Le deuxième débouché naturel est d'atterrir dans des doubles cursus à l’université (bi-Licence, etc.), ouverts aux khâgneux dans de nombreux différents domaines (management culturel, international, droit, secteur public...). Cela concerne environ 50%* des étudiants qui font une prépa littéraire.

Les étudiants en BL sont également très prisés par de nombreuses écoles et ont accès à de nombreux concours :

  • Les Instituts d’Etudes Politiques : la BL constitue une bonne préparation aux IEP ;
  • Les Écoles de commerce, notamment les plus prestigieuses (HEC, ESSEC, ESCP, EDHEC et EM Lyon) puisque les étudiant·e·s en B/L sont éligibles aux banques d'épreuves BCE et ECRICOME. En effet, environ 8%* des étudiants de prépa littéraire rentrent en école de commerce suite à leur 2 ans de prépa.
  • Les écoles de l’INSEE (ENSAEENSAI) qui forment de futurs économistes-statisticiens de haut rang ;
  • Des écoles de communication et de journalisme telles que le CELSA ;
  • On peut ajouter les filières sélectives de la faculté qui se multiplient de nos jours (souvent appelées Magistère) : recrutant sur dossier des élèves à Bac +2, ces filières de l’Université apprécient tout particulièrement les élèves de classe préparatoire B/L (on peut par exemple songer à la licence Sciences de la société de l’Université-Paris Dauphine ou bien au Diplôme de Sciences sociales de l’ENS Paris-Saclay (ex ENS Cachan)).

Certains étudiants choisissent de faire une 3ème année de prépa, à l’issu de cette 2ème année (environ 25%*) pour retenter l'ENS, ils ont accès à des concours supplémentaires pour des écoles qui recrutent au niveau master :

La diversité des concours auxquels les étudiants en BL ont accès, permet à chacun de trouver "sa voie", et d’intégrer facilement une école qui garantit une insertion professionnelle plus facile. Les résultats des lycées donnent un aperçu des destins des BL : ici et .

 

*Source : MESRI. 2013. Note d’information. Réussite et échec en premier cycle. Paris : MESRI.

LA MARQUE "GRANDE ÉCOLE"

Les "grandes écoles" sont une des spécificités du système français d’études supérieures. Elles recrutent les bons élèves, et délivrent des diplômes de master 2 correspondant à 5 ans d’études, elles offrent par ailleurs :

 

  • Un label garantissant la réussite professionnelle : la marque "grande école" est reconnue par tous les employeurs ! En sortant d’une grande école, moins de souci à se faire pour le recrutement, puisqu’en effet près de 50% des diplômés de grande école trouvent un emploi avant même la fin de leurs études, 82,5% trouvent du travail en moins de 2 mois après leur diplôme ;
  • Des débouchés variés dans de nombreux secteurs et des postes à responsabilité (en entreprise, dans l’enseignement, dans l’associatif, etc.) ;
  • Un enseignement tourné vers le monde du travail : parmi les professeurs, on trouve des chercheurs mais aussi des professionnels qui ont un pied en entreprise. Les ressources (bibliothèque, multimédia, etc.) et les conditions d’études (campus, amphi, etc.) sont excellentes, les étudiants sont aussi invités à faire de nombreux stages ;
  • Une excellente ambiance pour étudier : les années en grandes écoles, ce sont aussi des années dédiés au développement personnel, puisque l’on trouve sur ces "campus" des associations culturelles, sportives, professionnelles, ludiques dans lesquelles les étudiants peuvent s’investir et développer leurs talents. L’objectif est de créer un esprit d’école et de "réseau" qui perdure dans la vie professionnelle ;
  • Une ouverture internationale : Les grandes écoles sont à la fois présentes et reconnues à l’international. Certaines d’entre elles ont des campus à l’étranger, toutes ont des partenariats avec les universités du monde entier. L’apprentissage des langues est au premier plan ! En grande école, partir en échange fait pleinement partie du programme d’études ;
  • Ces grandes écoles sont classées dans un palmarès qui reflète leur renommée et la reconnaissance du diplôme par les employeurs. L’insertion professionnelle est plus facile après une grande école.

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Par Maria, rédactrice WEB INSPIRE

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