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La réforme des études de médecine

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Focus orientation

Chaque année, des dizaines de milliers de jeunes étudiants entrent en fac de médecine pour tenter de décrocher le fameux concours. Il est réputé pour être l’un des plus difficiles de l’enseignement supérieur universitaire et beaucoup échouent lors de la PACES (Première année commune aux études de santé). La réforme qui entrera en vigueur en 2020 vise à supprimer le numerus clausus et à rendre les études de médecine plus accessibles.

La multiplication des classes prépa

Actuellement, 80 % des candidats en première année échouent au concours de médecine. L’actuelle PACES met en place des épreuves dès la fin du premier semestre sur lesquelles butent beaucoup d’étudiants. Ensuite, à la fin de la deuxième partie de l’année universitaire, ils se heurtent au numerus clausus et beaucoup d’entre eux, bien qu’ayant réussi leurs examens, font partie de ceux que l’on appelle « reçu collé ». Le numerus clausus impose un nombre limité de places aux candidats, seuls les meilleurs ont la chance d’être admis en deuxième année, les autres pourront peut-être redoubler, ou ils devront se réorienter. C’est pour cette raison que de plus en plus d’établissements spécialisés dans la formation proposent de préparer les jeunes à affronter la difficulté du concours de médecine grâce à une prépa médecine anticipée. Aujourd’hui, il est presque impossible de manquer cette étape décisive.

Un concours toujours sélectif

Pour les porteurs du projet de la réforme, il n’est pas question de faciliter des épreuves du concours. Il s’agira bien d’épreuves sélectives exigeantes, car l’école de médecine est aussi celle de l’excellence. Elle vise à former des professionnels qui auront la vie de patients entre les mains et dans ce domaine, la médiocrité n’est pas permise. Par contre, les épreuves seront légèrement modifiées. Pour commencer, il y aurait moins de QCM. Ensuite, une épreuve orale devrait être mise en place.

Un concours plus ouvert

Par contre, le but du nouveau dispositif est d’ouvrir le concours en supprimant le numerus clausus. Ne plus limiter le nombre de places en deuxième année permet de ne plus avoir de reçus collés. Tous ceux qui auront réussi l’examen pourront intégrer l’école de médecine. De même, le concours sera ouvert à d’autres étudiants venus d’autres filières comme le droit, l’économie, les sciences. Pour cela, des modules de cours de santé seront intégrés dans ces différents enseignements. Cela permettra à terme de faire en sorte d’augmenter le nombre de médecins diplômés en France pour faire face au désert médical dans certaines zones.

Une réforme critiquée

Selon certains universitaires, la réforme du numerus clausus n’est pas une bonne solution pour couvrir le désert médical en France. Pour les détracteurs, augmenter le nombre de médecins ne réglerait pas le problème. Ce qu’il faut selon eux, il faut qu’ils soient mieux répartis sur l’ensemble du territoire. Les jeunes diplômés n’ont pas envie de s’installer dans les zones reculées en campagne. Ils préféreraient exercer en ville pour profiter d’un cadre dynamique. Par conséquent, multiplier le nombre de médecins ne fera qu’engorger les zones urbaines et ne viendra pas combler le manque de professionnels à la campagne. Enfin, les universitaires restent sceptiques sur le dispositif à mettre en place dans les autres universités.

 

[publi-rédactionnel ]

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