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Nobody’s watching

Ciné-chroniques

Nobody’s watching

 

Film argentin de Julia Solomonoff

Avec Guillermo Pfening, Elena Roger, Rafael Ferro, Cristina Morrison, Kerri Sohn, Pascal-Yen-Pfister, Marco Antonio Caponi, Mayte Montero, Paola Baldion

Sélectionné dans 38 Festivals

Intermittent sans spectacles

 Nico est un comédien argentin que quelques feuilletons télévisés ont fait connaître. Insatisfait de cette notoriété médiocre, il a décidé de tenter sa chance aux Etats-Unis et vit désormais à New York où les offres d’emploi sont plutôt rares. Il vivote dans la communauté argentine locale - ce film new yorkais est pratiquement parlé en espagnol) - et occupe son désoeuvrement en faisant du baby-sitting entre deux rendez-vous professionnels qui n’aboutissent pas. Dans les parcs où Nico promène le bébé, on le prend pour le papa tellement il est attentionné mais maladroit. Il fait également les courses dans les supermarchés où il lui arrive de piquer des produits en saluant la caméra de surveillance car il devine, qu’en fait, personne ne le surveille : « Nobody’s watching », même ces caméras ne veulent plus de lui.

        Sur ce canevas insolite mais attachant, la réalisatrice argentine, Julia Solomonoff, a tissé un scénario inspiré de son propre parcours lorsqu’elle est arrivée à New York et qu’il lui a fallu s’intégrer dans une société totalement différente de celle qu’elle avait quittée. Mais cette histoire qui pourrait être dramatique est traitée avec beaucoup d’humour grâce à Guillermo Pfening qui incarne un Nico plein de légèreté. Restant optimiste sur l’évolution de son exil, il refuse de suivre les conseils d’un ami comédien argentin, venu lui rendre visite, qui le supplie de regagner Buenos Aires où les portes de la télévision lui sont toujours ouvertes. A cette occasion la discrète homosexualité du héros se précise, mais il tient bon et reste sourd à cette proposition professionnelle. Ce ne sera pas le cas pour un deuxième visiteur, autre ancien amant de Nico, qui intervient dans l’histoire en se trompant de film, entraînant Julia Solomonoff dans deux scènes « chaudes » inopportunes changeant de registre le scénario en effaçant la légèreté qui faisait le charme de ce récit désormais privé d’inspiration pour trouver une fin vraiment convaincante. Par contre, Nobody’s watching a été sélectionné par tous les Festivals LGBT de la planète.

Henri Lanoë
Cinéchronique

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