Français Bac S-ES - Corrigé commentaire
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Commentaire S-ES

 

Vous commenterez le poème d’Andrée Chedid, « Destination : arbre »

(Texte C).

 

Analyse du sujet

Poème en vers libres, huit strophes qui semblent à peu près équilibrées. Une langue synthétique qui joue sur la brièveté, renforcée par le choix des verbes à l’infinitif. Une opposition entre l’arbre des jardins et l’arbre de la ville. Une métaphore du destin humain ?

 

Plan détaillé

Introduction

Un poème qui s’inscrit dans la durée et la temporalité et qui prend pour thème le destin humain. Un poème philosophique. Quelle leçon en tirer ?

 

1. Un parcours

A. La structure du poème

• Les trois premières strophes sont consacrées à l’arbre dans les jardins. 

• Les trois strophes suivantes font de l’arbre un « orphelin ».

• La dernière strophe se démarque des autres par l’utilisation du participe présent.

 

B. Un parcours dans le temps

• Trois connecteurs temporels (« peu à peu », « puis », « ensuite » ») organisent les quatre premières strophes.

• Dernière strophe : « éphémère ». Le poème se clôt sur le mot « durée ».   

 

C. Entre injonction et souhait

• Usage très particulier de l’infinitif qui donne le rythme et la cadence du poème, créant un effet anaphorique.

• Usage particulièrement remarquable dans la première partie du poème (à chaque vers, un infinitif) : donne l’impression de suivre une action en train de se faire.

• Valeur particulière de l’infinitif entre injonction (il faut) et souhait (ce qu’il faudrait faire).

 

2. Qu’est-ce qu’être arbre ?

A. Être un arbre parmi les arbres

• Être un arbre c’est communier avec le monde et la nature (« forêts », « terres », « espaces », « orages », « soleil »).

• C’est aussi être fort et tirer sa force du monde (étudier le sens des verbes d’action). 

 

B. La solitude de l’arbre

• Mais une fois cette force connue et ressentie au plus profond de soi, il faut aussi se pencher sur l’arbre « orphelin des forêts ». 

• Inversion des éléments de force en éléments de faiblesse (« fût » / « tronc rêche » ; « se greffer aux branchages » / « branches taries »…).

 

B. Une moralité philosophique ?

• Malgré cette solitude, et la déchéance de l’arbre des villes, il faut savoir « rejoindre cette retraite » et être à l’affût de tout signe de renaissance, d’espoir (« la montée des bourgeons »).

• Le poème se referme sur une comparaison explicite aux « rêves tenaces » et qui sont la « sève » des hommes.

• Ainsi que sur ce qui est donné comme une mission : explorer « l’éphémère », dépister « la durée ».

 

Conclusion

Le destin de l’homme est de vivre dans le temps, il doit expérimenter la beauté pour pouvoir la retrouver même quand il est « éloigné des jardins » et « orphelin des forêts ».