Français Bac S-ES - Corrigé question sur le corpus
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Question sur le corpus

 

Quelle(s) relation(s) le poète entretient-il avec la nature dans les poèmes du corpus ?

 

Analyse du sujet

• Quatre poèmes lyriques qui prennent comme sujet la nature et le regard que le poète porte sur elle, les sentiments qu’il ressent.

• Description de la nature et des éléments qui la constituent : on peut retrouver des évocations communes (l’arbre, par exemple), mais les sentiments des poètes ne seront pas toujours les mêmes.

• Le poème de Lamartine semble être négatif, mais attention ce n’est pas la nature qui est dépréciée mais le regard qu’il porte sur elle. 

 

Plan détaillé

Introduction

Le lyrisme se définit par l’expression forte du poète face à la nature, à la mort, à l’amour. On retrouve dans ces quatre poèmes le tableau de la nature, la présence du poète et des sentiments qu’il ressent face à la nature.

 

1. Le tableau de la nature

• Lamartine emploie deux fois le mot « tableau » pour évoquer le spectacle de la nature.

• On peut en effet parler d’un spectacle total, dans la mesure où dans chaque poème apparaissent non seulement des éléments, comme l’arbre, mais aussi le monde dans son entier : soleil, pluie, forêts… et même la « métropole » (Chedid)

• Les sons (Lamartine), le toucher (Chedid), le goût (Noailles, Bonnefoy) : tous les sens sont convoqués.

 

2. La présence du « je » du poète

• Lamartine utilise le « Je » au début et à la fin du poème, « je » relayé par « le Voyageur ».

• Noailles et Chedid emploient l’infinitif qui donne une dimension universelle à leur relation à la nature. 

• Bonnefoy utilise le « nous », qui laisse supposer que ce rapport à la nature s’inscrit dans le cadre d’une relation amoureuse

 

3. Les sentiments

• Le texte de Lamartine se démarque des autres poèmes, puisque les charmes de la nature ne suffisent pas à le détourner de sa solitude (« tristement »). 

• Les autres poètes ne font qu’un avec la nature : analogie (Noailles), jusqu’à être arbre (Chedid).

• Bonnefoy : l’ « autre monde » est un monde sensuel, et l’image de la terre se confond avec l’image de la femme.

 

Conclusion

Quatre poèmes au lyrisme exacerbé, qui chantent la gloire de la nature et traitent de la communion –ou de l’absence de communion– entre l’homme et la nature.