Histoire-géographie Bac ES-L - Corrigé de l'étude critique de document
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Étude critique de documents

 

Les opérations de maintien de la paix dans le monde, reflet de l’organisation géopolitique du monde ?

 

 

Analyse du sujet

• Le sujet relève du thème « des cartes pour comprendre le monde ». Il ne porte pas sur l’organisation géopolitique du monde et ses limites : les seules limites à envisager sont celles des cartes. 

• L’énoncé comprend un sujet et une consigne. Il porte sur « l’organisation géopolitique du monde » qu’il faut caractériser en conclusion pour justifier la notion de « reflet » mise en interrogation.

• La consigne invite à travailler selon deux axes de réflexion : l’organisation géopolitique du monde telle qu’elle apparaît à travers les documents, puis les limites de ces documents.

 

Plan détaillé

Introduction

Depuis la fin de la guerre froide, l’organisation géopolitique du monde a changé. Comment se présente-t-elle aujourd’hui ?

Les opérations de maintien de la paix peuvent en être le reflet. Deux cartes établies par Sciences Po Paris d’après des données de l’Onu (2017) permettent de s’en faire une idée.

Après avoir analysé ces documents pour voir comment ils reflètent l’organisation du monde, nous évaluerons leurs limites.  

 

I. Le financement de la paix par les pays du Nord

A. Une hyperpuissance américaine

• A eux seuls, les États-Unis contribuent quatre fois plus que la Chine, la France ou le Royaume-Uni.

• Ils contribuent autant que leurs principaux concurrents européens (UE).

B. Les pays les plus riches fortement mais inégalement sollicités

• Les pays Européens (Europe de l’Ouest surtout) et le Japon fournissent toutefois de grosses contributions.

• A proportion de leur démographie, le Japon, la France ou l’Italie contribuent très fortement.

• En revanche, compte tenu desa réussite économique, l’Allemagne contribue assez peu

C. Une contribution, reflet de l’émergence de nouvelles puissances

• Puissance émergente, la Chine contribue fortement, plus que les autres pays des BRICS.

• La Russie est un contributeur actif. De même des puissances pétrolières comme l’Arabie saoudite.

• Inde, Brésil et Afrique du Sud sont des pays qui émergent moins si on se fie à leur contribution financière.

 

II. Le maintien de l’ordre dans les Sud par les Sud

A. Les missions de pays concentrés sur quelques zones

• L’Afrique noire est particulièrement touchée par les conflits (8 des 15 missions recensées)

• Le Moyen-Orient forme une zone plus petite mais à plus forte intensité de conflits (Palestine, Syrie, Irak)

B. Deux pôles de pays contributeurs en soldats

• Il y a d’abord un foyer asiatique, formé principalement par l’Inde, le Pakistan et le Népal.

• L’Afrique de l’Est est très sollicitée (Éthiopie, Rwanda, Tanzanie), il s’agit souvent de pays touchés par les conflits et qui figurent parmi les plus pauvres.

• Des contributeurs financiers ne paient pas le prix du sang : États-Unis, Russie, Australie par exemple.

 

III. Des documents insuffisants et imprécis

A. Les pouvoirs politiques dans le maintien de l’ordre non évalués

• Le rôle de l’Organisation des Nations unies (ONU) et du Conseil de Sécurité n’apparaît pas.

• Même chose pour le rôle des G7, G20 et autres organisations influentes.

B. L’absence de document sur la puissance militaire des États

• Il n’y a rien sur les puissances nucléaires et les alliances militaires (type OTAN, OTASE)

• Pas d’information non plus de nature démographique.

C. L’absence de moyens critiques

• Un document remettant en cause les inégalités et injustices dans l’organisation serait utile pour une meilleure évaluation.

• Faute d’outils précis et de données, les documents proposés ne permettent pas toujours de mesurer aisément les inégalités.

 

Conclusion

Les documents nous permettent de bien voir les déséquilibres Nord-Sud, riches-pauvres dans l’organisation géopolitique du monde. Ils témoignent d’une forme de division internationale des tâches (financement du maintien de la paix par les uns, travail pour les autres). Mais ils ne suffisent pas pour évaluer l’ampleur des inégalités.