Histoire-géographie Tle ES et L
Merci !

Voici toutes les informations utiles sur le programme et l'épreuve du bac en histoire-géographie terminale L et ES . Également nos conseils de méthode pour réussir !

 

 

 

Le programme

Le nouveau programme d’histoire-géographie pour les terminales L et ES est défini dans le Bulletin officiel spécial n° 42 du 14 novembre 2013.

1. Quels sont les thèmes du nouveau programme d’histoire ?

Le nouveau programme d’histoire en terminale L et ES s’organise autour de quatre thèmes sans continuité chronologique entre eux.
• Le thème 1 vise à définir la démarche de l’historien qui reconstitue le passé en s’appuyant sur des sources authentifiées (textes, objets, images). Il permet d'aborder la notion de mémoire (événements du passé qu’une communauté choisit de préserver de l’oubli parce qu’elle considère qu’ils doivent faire exemple).
• Avec le thème 2, vous êtes invité(e) à étudier des notions relatives aux idéologies et à comprendre le rôle des médias dans la formation de l'opinion publique.
• Les deux derniers thèmes concernent l’histoire du XXe siècle à l’échelle d’une puissance (thème 3) ou à des échelles territoriales plus ou moins étendues (thème 4).

THEMES

1. Le rapport des sociétés à leur passé

2. Idéologies et opinions en Europe de la fin du XIXe siècle à nos jours

3. Puissances et tensions dans le monde de la fin de la Première Guerre mondiale à nos jours

4. Les échelles de gouvernement dans le monde de la fin de la Seconde Guerre mondiale à nos jours

Chaque thème se décline en « questions » qui ont vocation à l’illustrer.

THÈME 1 : LE RAPPORT DES SOCIÉTÉS À LEUR PASSÉ

Ce thème comprend une question.

 

Les mémoires : lecture historique

Vous étudiez au choix les mémoires de la Seconde Guerre mondiale en France ou celles de la guerre d’Algérie. L’emploi du pluriel vous oblige à recenser les différents points de vue mémoriels qui existent pour mieux les confronter et cerner leur partialité. La « lecture historique » vous fait comprendre comment la mémoire évolue au fil du temps, sous l’impulsion des découvertes produites par les historiens, mais en fonction aussi des enjeux propres à chaque époque.

THEME 2 : IDEOLOGIES ET OPINIONS EN EUROPE DE LA FIN DU XIXe SIECLE A NOS JOURS

Ce thème comprend deux questions.

Socialisme et mouvement ouvrier
Les notions sont à étudier à travers l’exemple de l’Allemagne de 1875 (Bismarck) à nos jours. Vous devez apprendre à distinguer le mouvement socialiste et ses diverses interprétations (utopique, communiste, sociale-démocrate…) ; à découvrir aussi les types d’associations ouvrières et leur historique (syndicats, associations mutualistes…) afin de cerner le rôle qu’elles ont pu jouer dans les sociétés contemporaines.

Médias et opinion publique
Cette question renvoie à des notions qu’il faut savoir définir. Elles sont abordées dans le cadre des crises politiques qui jalonnent l’histoire de la France de 1890 (affaire Dreyfus) à nos jours (présence du candidat d'extrême-droite au 2nd tour des élections présidentielles de 2002). Il s’agit de découvrir comment médias et opinion agissent dans le cadre de ces crises ; comment ils interagissent aussi, s’influençant mutuellement et traduisant des convictions ou sentiments indépendants, parfois, de la réalité (voir, par exemple, le rôle de la rumeur publique).

 

THEME 3 : PUISSANCES ET TENSIONS DANS LE MONDE DE LA FIN DE LA PREMIERE GUERRE MONDIALE A NOS JOURS

Ce thème comprend deux questions.

Les chemins de la puissance
À travers le cas des États-Unis (grande puissance du XXe siècle) et celui de la Chine (grande puissance possible du XXIe siècle) analysés respectivement de 1918 et de 1949 à nos jours, il s’agit d’identifier ce qui fait « puissance », mais aussi les étapes (chemins) qui conduisent un État moderne à dominer le monde. L’étude d’une puissance établie mais en déclin (les États-Unis) puis d’un pays émergent (la Chine) invite à cerner aussi ce qui peut limiter une puissance (la concurrence d’une autre, ses faiblesses, l’usure du modèle…).

Un foyer de conflits
L’étude se rapporte à la région du Proche et du Moyen-Orient (lequel peut inclure l’Afghanistan) depuis la fin de la Première Guerre mondiale. Il s’agit de recenser toutes les situations des territoires considérés qui suscitent des conflits. De toutes natures (économiques, religieux ou politiques, civils ou internationaux…), ces derniers créent des tensions qui s’additionnent et se croisent. L’intérêt de la question n’est pas d’établir un catalogue de conflits mais de comprendre comment ils s’entretiennent mutuellement et interpellent toute la communauté internationale.

THEME 4 : LES ECHELLES DE GOUVERNEMENT DANS LE MONDE DE LA FIN DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE A NOS JOURS

Le thème comprend trois questions ; si elles peuvent être indépendantes les unes des autres et conduire à étudier différents niveaux de gouvernance, leur mise en œuvre dans un même ensemble thématique est une invitation à cerner les interactions entre les différentes échelles.

L’échelle de l’État-nation
À travers le cas de la France de 1946 à nos jours, il s’agit d’analyser comment se gouverne un pays. L’analyse des institutions (IVe puis Ve République) permet de mettre en évidence les différents types de pouvoir, leur influence, leur équilibre… La mise en perspective chronologique permet d’inscrire ces institutions dans une histoire (les héritages) et de voir comment les responsables politiques ont concrètement usé des outils mis à leur disposition. À ce titre, il est bon de faire des rapprochements entre cette question et la deuxième du thème 2 (sur l’opinion publique à travers les crises en France).

L’échelle continentale
À travers le « projet » que propose l’Europe depuis 1948, vous étudiez les institutions qui ont permis à la CEE, devenue UE, de gérer les affaires des États membres de la communauté. L’étude dans le temps permet de mettre en évidence la manière dont ces institutions se sont progressivement établies ; et, à travers les traités ou tensions qui jalonnent cette histoire, de voir comment les responsables ont gouverné une communauté d’États capable d’imposer ses directives aux peuples concernés. Le terme de « projet » inscrit dans le programme oblige à souligner l’inachèvement (et les échecs) de ce mode de gouvernance.

L’échelle mondiale
Ici, l’analyse se fait sur le seul plan économique. Il s’agit de recenser les instances existantes au sein de l’ONU (FMI, OMC…), entre États (G8, G20…) ou au niveau de responsables économiques (forum de Davos, par exemple) pour analyser leur rôle et influence ; sont également étudiées les interactions et contradictions susceptibles d’exister entre ces différents groupes ou lieux de négociations planétaires.

2. Quels sont les thèmes du nouveau programme de géographie ?

Dans une approche introductive, le premier thème de géographie présente les outils en votre possession pour comprendre votre environnement.
Les deux thèmes suivants vous invitent à utiliser ces outils pour l’étude des dynamiques mondiales (thème 2) ou continentales (thème 3).

 

THEME 1 : CLES DE LECTURES D’UN MONDE COMPLEXE

Ce thème comprend une question.

 
Des cartes pour comprendre le monde

S’appuyant sur des cartes aussi variées que possibles dans leur thématique ou échelle, la question vous oblige à vous familiariser avec l’outil principal du géographe. Vous devez apprendre à les lire, interpréter, critiquer et confronter pour en extraire des informations et parvenir à une compréhension du monde contemporain. Ce travail vous aide, par ailleurs, dans le cadre des exercices d’étude de documents et de réalisation de croquis.

 

THEME 2 : LES DYNAMIQUES DE LA MONDIALISATION

Ce thème comprend deux questions.

 

La mondialisation en fonctionnement
La question est à aborder selon trois axes successifs.
À travers l’étude d’un produit distribué dans le monde entier, vous dégagez les grands enjeux politique, économique et culturel qui découlent de sa diffusion (standardisation des modes de consommation, acculturation, redistribution des activités de production, spécialisations régionales…).
Vous analysez ensuite le rôle des acteurs (entreprises, États, organisations internationales) dans la mondialisation et les débats qu'elle suscite.
Enfin, vous étudiez les flux d’échanges et réseaux de communications empruntés. Ce dernier axe vous conduit à représenter les mouvements en question (croquis).

Les territoires dans la mondialisation
Vous analysez des territoires d’extension différente pour voir comment ils s’inscrivent (ou non) dans le cadre de la mondialisation. Vous étudiez une ville à rayonnement mondial (au choix) ; puis les espaces majeurs de la mondialisation (pôles de la Triade, pays émergents) qui s'opposent aux territoires marginalisés (pays les moins avancées, pays fermés, déserts humains). Les espaces maritimes sont évalués comme enjeux géostratégiques.

 

THEME 3 : DYNAMIQUES GEOGRAPHIQUES DE GRANDES AIRES CONTINENTALES

Ce thème comprend trois questions.

 

Ce thème permet de faire un tour d’horizon des problématiques par grands continents.

L’Amérique : puissance du Nord, affirmation du Sud
La question est abordée sur deux plans complémentaires :
− l’analyse des équilibres géostratégiques internes à l’ensemble du continent à travers tensions et les tentatives d'intégration régionale ;
− l’étude comparée des États-Unis et du Brésil : leur rôle mondial et leurs dynamiques territoriales.

L’Afrique : les défis du développement
Après une étude de cas sur le Sahara, qui envisage les ressources et les conflits qui le traversent, vous étudiez le continent africain face au développement et à la mondialisation.

L’Asie du Sud et de l’Est : les enjeux de la croissance
L’étude de ce continent s’organise autour de trois problématiques spécifiques :

 le défi social ;

Comment traiter les inégalités que suscite la modernité ? (Étude de cas de Mumbai)

le défi démographique ;
Comment gérer les masses humaines à croissance rapide (Inde, Chine...) ?

le défi politique ;
Comment le Japon et la Chine peuvent-ils coordonner leurs ambitions ?

 

 

 

Nos conseils de méthode

L’épreuve d’histoire-géographie au baccalauréat pour les terminales L et ES a été redéfinie dans le Bulletin officiel no 42 du 14 novembre 2013.

3. Comment se déroule l’épreuve écrite ?

• La durée de l’épreuve est de 4 heures ; son coefficient est de 4 pour la série L, de 5 pour de la série ES.
• L’épreuve comprend deux parties :

1. une composition sur un thème d'histoire ou bien de géographie;

2. un exercice dans la discipline qui ne fait pas l'objet de la composition :
- une étude critique d'un ou deux documents en histoire;
- une étude critique d'un ou deux documents ou bien une production graphique (croquis) en géographie.

►Les trois critères clés de l’évaluation

• Mobiliser et mettre en relation ses connaissances.

• Analyser et interpréter de manière critique des documents.

• Comprendre et pratiquer différents langages graphiques.

 

4. En quoi consiste chacun des exercices ?

LA COMPOSITION

• Pour la composition, vous avez le choix entre deux sujets de la même discipline. Un sujet de composition porte sur l’équivalent de deux ou trois heures de cours minimum. Son libellé s’appuie sur celui des questions du programme.
• Pour réussir ce type d’exercice, vous devez :
− mobiliser vos connaissances sur le sujet ;
− les organiser selon un plan cohérent ;
rédiger votre devoir de manière claire et progressive ;

− intégrer éventuellement une ou plusieurs production(s) graphique(s)

• Votre devoir doit comprendre une introduction, un développement en deux ou trois parties et une conclusion.

L’ETUDE CRITIQUE DE DOCUMENT(S)

• Vous devez savoir présenter, analyser et confronter les documents. Vous devez également faire preuve de sens critique, même si la consigne ne le précise pas.
• L’étude critique de document(s) comporte un titre qui permet de cerner le sujet de l’étude. Viennent ensuite le ou les documents. Notez que ce sont souvent deux documents qui vous sont proposés. En géographie, dans ce cas, l’un au moins des documents est une carte. Le ou les documents sont accompagnés d’une consigne plus ou moins longue (2 à 4 lignes) ; cette consigne est susceptible de suggérer une problématique et/ou un plan.

LA PRODUCTION GRAPHIQUE

Elle consiste en un croquis. Il s’agit de la représentation graphique d’un territoire, laquelle est obligatoirement accompagnée d’une légende et définie par un titre. Seuls des croquis peuvent être demandés à l’examen, selon une liste limitée à sept sujets : 

• Pôles et flux de la mondialisation
• Une inégale intégration des territoires dans la mondialisation
• Les espaces maritimes : approche géostratégique
• Les dynamiques territoriales des États-Unis
• Les dynamiques territoriales du Brésil
• Le continent africain : contrastes de développement et inégale intégration dans la mondialisation
• Mumbai, une métropole du Sud en forte croissance

 

5. Qu’en est-il de l’épreuve orale ?

Si vous n’avez pas obtenu la moyenne à l’écrit, vous pouvez vous rattraper en repassant l’épreuve d’histoire-géographie à l’oral. Cette note d’oral remplace celle de l’écrit si et seulement si elle est supérieure.
• L’examinateur vous fait tirer au sort un sujet. Ce sujet comporte obligatoirement une question d’histoire et une question de géographie. L’une d’elles est accompagnée d'un document qu’il faudra présenter et interpréter. L’autre question est une « question de cours » qui porte sur une partie du programme et qu’il faut présenter comme une composition orale.
• Vous disposez de 20 minutes de préparation, puis de 20 minutes d’oral. L'oral comprend environ 10 minutes de traitement du sujet par le candidat, puis un entretien (jeu de questions-réponses) avec l’examinateur.
• Celui-ci évalue la maîtrise de vos connaissances, la clarté de vos deux exposés, votre capacité à exploiter les documents et à répondre aux questions. L’évaluation est globale.

► Comment être efficace ?

• Utilisez une partie du temps de préparation pour produire un plan détaillé que vous garderez sous les yeux pendant tout l’exposé.

• Écrivez votre plan en capitales d’imprimerie de manière à pouvoir l’exploiter d’un simple coup d’œil. Ce plan est un aide-mémoire destiné à produire un exposé clair et structuré.

• Inscrivez en tête de chaque partie les idées qui serviront d’arguments et qui seront reprises en fin de partie pour faire transition.

6. Comment bien se préparer à l’épreuve ?

• Commencez par dresser la liste des sujets possibles de composition : cette liste se construit à partir du cours de votre professeur, de votre manuel ou de l’Annabac. Elle renvoie aux titres des chapitres ou des questions du programme. Il faut compter, en moyenne, une vingtaine de sujets possibles par discipline. Cette liste définit les fiches de révision qu’il faut créer pour bien se préparer.
• Ces fiches doivent être conçues pour être lisibles d’un coup d’œil. Elles doivent vous aider à mémoriser vite les points importants d’un thème : la problématique, la conclusion, les arguments qui y conduisent, le type de plan, les liens entre les parties. Mettez-y les points importants en évidence en utilisant lettres d’imprimerie, couleurs et symboles explicites.
• Puis vérifiez votre maîtrise des exercices en termes de méthode. Comment analyser le sujet, bâtir le plan d’une composition, présenter un document, le critiquer, construire une légende, utiliser les symboles qui conviennent pour un croquis, etc.
• Entraînez-vous « par écrit ». Se réciter un cours « oralement » ou « dans la tête » ne vous permet pas de vérifier que vous savez exprimer les connaissances que vous avez.
Il est également important de vous chronométrer, car il ne suffit pas de savoir faire un exercice pour réussir ; il faut aussi savoir le faire dans le temps imparti, le jour de l’examen. Alors testez-vous. N’hésitez pas à vous mettre en situation et vérifiez chez vous que vous êtes capable de réaliser un croquis ou une étude de documents en une heure environ.

7. Comment répartir son temps le jour de l’épreuve ?

• Vous avez 4 heures pour réaliser deux exercices d’importance différente comme en témoigne leur évaluation : 12 points pour la composition, 8 points pour l’étude critique de document(s) ou l'exercice de croquis. Le correcteur est cependant invité à donner une note globale. Il n’y a pas de demi-point ni addition stricte des deux notations.
• Le temps à réserver à chaque exercice est fonction de son importance : calculez 1 heure et demie pour l'étude critique de document(s) ou la production graphique et 2 heures et demie pour la composition. Mais attention : le passage d’un exercice à l’autre provoque toujours une perte de temps (petite déconcentration, temps pris à choisir parmi les sujets proposés…). Soyez vigilant et comprenez qu’une heure pour un exercice est rarement une heure pleine !
• Commencez par l'exercice court (étude critique de document(s), croquis ou schéma). Dans le cas d’un croquis, commencez par élaborer la légende. Surveillez votre montre pour entreprendre ensuite la composition.
• Ménagez-vous toujours un temps de relecture. La relecture d’un exercice doit être globale (pour voir si votre réponse forme un tout cohérent). Soit quelques minutes à la fin de chaque exercice ; soit une quinzaine de minutes à la fin de l’épreuve. Cette relecture est faite principalement pour corriger l’orthographe ou la syntaxe.

 

8. Comment rédiger une composition ?

La composition propose une réponse (conclusion) organisée et hiérarchisée (plan) à la question soulevée par l’énoncé et reformulée (introduction).
 

 

EXTRAIRE UNE PROBLEMATIQUE ET UN PLAN DU SUJET

• Commencez par extraire le sujet de l’énoncé en en isolant le mot-clé : il s’agit le plus souvent du nom principal, quand le libellé est sous une forme nominale, du sujet grammatical quand il forme une phrase. Ce mot-clé isolé, veillez à en faire le sujet de la phrase qui amènera votre conclusion. Celle-ci ne doit pas hésiter à reprendre les termes de l’énoncé. Par exemple : « La puissance des États-Unis en 1945 », où le mot « puissance » représente le sujet à démontrer et à caractériser à la fin de la composition.
• Ensuite, arrêtez l’idée principale de votre conclusion : par rapport aux termes de l’énoncé, la conclusion doit caractériser le mot-clé repéré dans le sujet. Par exemple : « La puissance des États-Unis en 1945 est hégémonique. »
• Puis, choisissez un plan : celui-ci ne se fait pas au hasard mais dépend du type de sujet et/ou du type de conclusion.

► Les quatre types de plan possibles

• Le plan chronologique présente des périodes successives ; on le choisit pour montrer une évolution. Il est adapté aux sujets d’histoire couvrant une longue période historique (plus de trente ans à votre niveau).

• Le plan thématique permet d’aborder un sujet sur toutes les facettes possibles à un moment donné, pour faire un bilan ou évaluer une situation. Il permet de qualifier le sujet.

• Le plan antithétique oppose des points de vue (des opinions ou des approches différentes d’un même sujet). Généralement traité en deux parties, il permet de présenter une conclusion nuancée. Il est à privilégier quand l’énoncé se présente sous forme interrogative, suggérant l’idée d’un débat.

• Souvent adapté aux sujets de géographie, le plan didactique (fait-causes-conséquences) est à utiliser quand on veut mettre en valeur des liens de cause à effet (par exemple : une géographie économique favorisée par des conditions humaines ou géophysiques).

• Au-delà des grandes parties, un plan détaillé comporte aussi des sous-parties. La construction de ces dernières se fait selon une logique chronologique, thématique ou antithétique. Les parties ne doivent pas se développer dans le désordre et il faut éviter les présentations « catalogue » (entendez une énumération de données). À ce titre, il faut éviter de choisir une construction thématique des sous-parties dans un plan thématique, chronologique dans un plan chronologique, etc.
• Prévoyez de courtes transitions entre vos différentes parties. La transition est une phrase en deux temps : elle conclut la partie achevée et introduit la suivante. Conclure la partie achevée revient à énoncer l’argument qui répond à la question du sujet ; l’introduction de la suivante repose la question du sujet en annonçant le domaine ou la période d’analyse.

 

CONSTRUIRE LA COMPOSITION

L’introduction
Elle doit annoncer ce que vous allez développer et comprendre le sujet, la problématique et le plan. Elle commence par une entrée en matière, un simple constat qui permet d’amener le sujet ; puis elle reformule (sous forme interrogative) la question du sujet en reprenant les termes de l’énoncé ; enfin elle annonce le plan qui sera suivi.
Le développement
Il expose vos connaissances de manière à démontrer la justesse de votre conclusion. Le corps du devoir doit être une démonstration. Aérez la copie en séparant vos parties (sautez une ou deux lignes après la transition). Faites des paragraphes correspondant à chaque sous-partie. Respectez la règle une idée / un paragraphe. N’écrivez jamais à la première personne du singulier ; évitez l’usage du « on ». En histoire, évitez l’emploi du futur. En géographie, l’insertion d’un schéma simple (schéma d’organisation spatiale, schéma fléché…) dans la composition valorise la copie. Elle est donc recommandée lorsque le sujet s’y prête.
La conclusion
Elle peut tenir en une phrase. Elle donne la réponse à la question soulevée en introduction. Pour éviter qu’elle paraisse hors-sujet, n’hésitez pas à reprendre les termes de l’énoncé. Cette conclusion peut être précédée d’un petit résumé du développement, manière de rafraîchir la mémoire du lecteur ; mais comprenez bien que résumer n’est pas conclure. Vous pouvez terminer votre copie par une « ouverture ». Celle-ci est la formulation d’une nouvelle problématique que peut soulever le résultat auquel vous être parvenu(e). Mais notez bien que le « résumé » et « l’ouverture » ne sont que des procédures de style.

9. Comment mener une étude critique de document(s) ?

L’étude critique de document(s) consiste à extraire de documents écrits ou visuels les informations qu’ils fournissent, à les remettre dans leur contexte et à les confronter entre eux ou à ses connaissances pour évaluer leur pertinence. L’exercice peut se décliner en cinq étapes.
Analyser la consigne
Plus développée qu’un énoncé de composition, la consigne associée à une étude de document(s) définit un sujet et en propose un plan d’étude. Il faut discerner les travaux imposés par les verbes (présenter, analyser, expliquer…) qui ont chacun un sens précis qu’il faut respecter. Ils orientent le travail des étapes suivantes.
Définir le document
Un document a un auteur, une date, un destinataire qui influent sur son contenu. Il peut être « officiel » (il impose quelque chose) ou n’être qu’un « point de vue » (une opinion qui n’engage que son auteur). 
Analyser l’information
Le document fournit toujours une réponse à la question du sujet. Elle est facile à repérer : c’est « ce que dit le document ». Mais il ne faut pas répéter (paraphraser) le document ; il faut expliciter (éclairer) ce qu’il exprime.
Faire l’étude critique du document
Il faut également expliquer pourquoi l’auteur exprime ce qu’il dit. Connaître l’auteur et le contexte permet de faire ce travail. À cette occasion, la partialité du document peut apparaître. Critiquer le document n’est pas donner votre opinion personnelle, c’est confronter celle du document à une information contradictoire.
Rédiger la réponse
L’étude doit comporter une introduction qui permet de poser le sujet et de présenter le(s) document(s) ; un développement en deux ou trois paragraphes conformes à la consigne ; une conclusion sur le sujet de l’étude, précisant l’intérêt historique du document (histoire) ou les enjeux spatiaux qu’il soulève (géographie).

10. Comment réaliser un croquis ?

 

Le croquis consiste à représenter un espace en mettant en évidence les enjeux qui le caractérisent. Les sujets de croquis se limitant à une liste officielle de sept possibilités, il est très « rentable » de les apprendre par cœur, une fois que l’on a compris leur logique. Dès lors, la question de la conception du croquis passe au second plan : c’est la réalisation qui peut faire la différence. Aussi, entraînez-vous à faire et à refaire ces croquis au cours de l’année. Le jour du bac, cela vous permettra en outre de dégager du temps pour le reste de l’épreuve.
Dans cet Annabac, vous trouverez dans la partie « Les 7 croquis pouvant donner lieu à des sujets » un corrigé pour chacun d’entre eux, accompagné d’indications méthodologiques guidées et précises qui vous aideront à les réussir au mieux. Vous devez réaliser votre croquis dans l’ordre suivant :

Donner un titre
Reprenez (ou reformulez) le libellé du sujet. Inscrivez-le tout de suite pour ne pas l’oublier. Un croquis sans titre n’est pas signifiant. L’examinateur vous sanctionnera si vous l’oubliez.
Construire la légende
Sur la page fournie, préparez la légende de votre croquis. Prenez le temps d’en faire d’abord un brouillon rapide, pour éviter d’oublier un élément essentiel. Cela vous permettra d’ailleurs de définir l’ordre dans lequel vous dessinerez les différents éléments à faire figurer (par exemple, en numérotant les lignes de votre brouillon).
Réaliser le croquis
Respectez les conventions graphiques rappelées dans tous les manuels. Commencez par les fonds de couleur ; placez ensuite les symboles ponctuels et linéaires. Écrivez les intitulés à l’horizontale, en lettres d’imprimerie. N’utilisez pas de feutres (ils percent le papier).

► Les critères de l’évaluation des croquis

 

• Pertinence des informations représentées par rapport au sujet : sélection, hiérarchisation des informations, validité des localisations et de la nomenclature.

 

• Organisation de la légende et pertinence du choix des figurés.

 

• Qualité de la réalisation et lisibilité du croquis.