Analyse statistique des brassages génétiques

Merci !

Fiches
Classe(s) : Tle S | Thème(s) : Génétique et évolution
Corpus - | Corpus - 1 Fiche
 
Analyse statistique des brassages génétiques

FB_Bac_98621_SvtT_S_004

4

15

1

L’analyse statistique des résultats d’un croisement permet d’identifier les mécanismes chromosomiques du brassage génétique au cours de la méiose et de la fécondation et ainsi de savoir si les gènes sont portés par des chromosomes différents ou par un même chromosome.

L’analyse génétique repose sur l’analyse d’un croisement-test (ou test-cross), c’est-à-dire un croisement entre des individus F1, hétérozygotes, et des individus homozygotes récessifs.

1Principes généraux

 Les individus F1, c’est-à-dire de première génération, proviennent de parents homozygotes pour les caractères étudiés.

 À partir des résultats observés en F1, on détermine les relations de dominance exercées entre les deux allèles des gènes considérés.

 Les proportions des phénotypes obtenus à l’issue du test-cross permettent de déduire les différents types de gamètes produits par les individus de F1.

2Premier cas : les phénotypes issus du test-cross sont en quantités égales

Doc. 1 Résultat d’un croisement-test avec brassage interchromosomique chez la drosophile.

 Si les résultats du test-cross engendrent quatre phénotypes en quantités égales, cela montre que les gènes sont indépendants, portés par des chromosomes différents : les individus F1 ont produit 4 types de gamètes différents avec une probabilité égale lors du brassage interchromosomique.

 On présente les proportions des phénotypes issus du test-cross à l’aide d’un échiquier de croisement des gamètes.

3Deuxième cas : les phénotypes issus du test-cross ne sont pas en quantités égales

 Si les résultats du test-cross donnent beaucoup plus de phénotypes parentaux que de phénotypes recombinés, cela montre que les gènes sont liés, portés par la même paire de chromosomes.

 Les phénotypes recombinés s’expliquent par le crossing-over en début de méiose, lors de la formation des gamètes des individus F1. Le faible nombre de phénotypes recombinés s’explique par le fait que le brassage intrachromosomique n’est pas systématique à chaque méiose pour les allèles considérés.

 On explique les phénotypes issus du test-cross en réalisant une interprétation chromosomique, mettant ainsi en évidence le brassage intrachromosomique.

Doc. 2 Résultat d’un croisement-test avec brassage intrachromosomique chez la drosophile.

>