Autres mécanismes contribuant à la biodiversité

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Classe(s) : Tle Générale | Thème(s) : La complexification et l’évolution des génomes au sein des populations


La diversification du monde vivant n’est pas seulement liée à des modifications génétiques. D’autres mécanismes participent au « phénotype étendu » des individus.

I Des associations entre êtres vivants

Certains organismes s’associent durablement, s’assurant ainsi une meilleure survie et une meilleure reproduction. Ces associations, non héréditaires, sont dites obligatoires (les organismes ne peuvent pas survivre séparément).

Ces associations peuvent être à bénéfices réciproques pour les deux partenaires : on parle alors de symbiose mutualiste. Exemple : microbiote aidant la digestion de l’hôte, qui l’héberge en retour.

Dans certains cas, l’un des partenaires se développe aux dépens de l’autre : on parle alors de parasitisme. Exemple : cynips (guêpe parasite) pondant ses œufs sur les feuilles de chêne et entraînant la formation d’une galle.

II L’utilisation d’éléments du milieu

Certains organismes réalisent des constructions (terriers, nids…) à partir d’éléments du milieu pour assurer leur protection. D’autres éléments peuvent être utilisés pour attirer des individus du sexe opposé.

Doc Le jardinier satiné

Le jardinier satiné construit un « berceau » de brindilles orné de ses plumes ou de petits objets bleus pour attirer une femelle.

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III Une transmission des comportements

Les chants d’oiseaux jouent un rôle dans la reconnaissance entre individus. La réalisation d’un nouveau chant est donc un facteur d’isolement de populations. L’utilisation d’outils chez les primates ou les pratiques culturelles dans les sociétés humaines peuvent avoir les mêmes conséquences.

Ces comportements participent ainsi à la diversification du vivant sans modifier leur génome. Transmis de génération en génération par apprentissage, leur pratique peut être sélectionnée si elle apporte des bénéfices aux individus les réalisant.

Méthode

Étudier l’association d’êtres vivants à l’origine du lichen

Les lichens sont formés par l’association de deux êtres vivants distincts.

À partir des documents et de vos connaissances, montrer que le lichen est un organisme issu d’une symbiose mutualiste.

Doc 1 Coupe de lichen

Les sorédies sont les formes de dispersion reproductives du lichen, assurant une reproduction asexuée des deux partenaires (par mitoses).

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Doc 2 Nutrition des végétaux et des champignons

Les végétaux chlorophylliens captent l’énergie lumineuse par photosynthèse afin de produire de la matière organique à partir de matière minérale (CO2 atmosphérique) et d’autres minéraux du sol.

Les champignons ne réalisent pas la photosynthèse, mais leurs réseaux d’hyphes prélèvent des sels minéraux dans le sol et extraient de la matière organique à partir de la digestion d’autres êtres vivants.

Conseils

Étape 1 Montrer que le lichen est une association durable d’êtres vivants.

Étape 2 Relever les différences dans la nutrition des végétaux et des champignons, en termes de matières minérale et organique.

Étape 3 En déduire les bénéfices de la symbiose pour les deux partenaires.

Solution

Étape 1 Le lichen est formé de deux organismes : des algues unicellulaires incluses dans des hyphes de champignon. Cette association perdure grâce aux sorédies, forme reproductive dispersant les deux partenaires à la fois.

Étape 2 Les végétaux peuvent élaborer leur matière organique par photosynthèse à partir de matière minérale issue du milieu. Les champignons ne réalisent pas la photosynthèse et doivent donc prélever leur matière organique directement dans le milieu.

Étape 3 La symbiose permet des échanges bénéfiques entre les deux partenaires : les algues transfèrent les produits photosynthétiques au champignon, qui fournit la matière minérale et assure une protection.