Création et gestion des agrosystèmes

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Classe(s) : 1re ES - 1re L | Thème(s) : Vers une agriculture durable
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Création et gestion des?agrosystèmes
 
 

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Une population de neuf milliards d’humains est prévue au xxie?siècle. L’agriculture repose sur la création et la gestion d’agrosystèmes dans le but de fournir des produits (dont les aliments) nécessaires à l’humanité.

1Les caractéristiques des agrosystèmes

Un agrosystème est un écosystème artificiel, créé et aménagé par l’Homme, dans le but d’exploiter des espèces végétales ou animales qui seront non seulement source d’aliments mais aussi de matière première et d’énergie. La comparaison d’un agrosystème avec un écosystème naturel comme la forêt montre des différences importantes.

? Dans un écosystème naturel, les êtres vivants interagissent entre eux et avec leur milieu, l’Homme y intervient très peu?: ces milieux sont naturellement équilibrés. En revanche, les agrosystèmes, intensément exploités, sont maintenus artificiellement, grâce à l’intervention permanente de l’Homme.

? La forêt est caractérisée par une grande biodiversité alors que dans les agrosystèmes, l’Homme exploite souvent une seule espèce végétale ou animale choisie pour son utilité. Pour produire l’espèce sélectionnée de manière intensive, l’Homme élimine généralement les autres espèces qui pourraient entrer en concurrence avec celle-ci, entraînant ainsi un appauvrissement de la biodiversité.

? Dans l’écosystème forestier, les exportations de matière organique sont rares (coupes tous les 50 à 100?ans), les feuilles et le bois morts qui tombent sur le sol subissent une dégradation par les décomposeurs (bactéries, champignons), ce qui permet une restitution naturelle d’éléments minéraux au sol.

Au contraire, dans un agrosystème, les exportations de matière organique sont le plus souvent annuelles (lors des récoltes) et massives (40?% pour le maïs-grain, presque totales pour les variétés fourragères)?: la restitution naturelle des éléments minéraux au sol est donc très faible. L’Homme doit compenser l’appauvrissement du sol qui en résulte?: un agrosystème est un système déséquilibré, il doit être entretenu.

2La gestion des agrosystèmes

L’Homme entretient et gère les agrosystèmes en utilisant des apports ou en développant des techniques dans le but?:

– de compenser les pertes liées à l’exportation de la biomasse?;

– de protéger l’espèce produite afin d’améliorer sa production.

ACompenser les pertes

? L’apport d’engrais compense l’exportation des sels minéraux du sol permettant ainsi la préservation de la fertilité des sols. Les engrais permettent aussi d’augmenter la production de matière végétale?: ils peuvent être sous forme organique (lisier, fumier…) ou sous forme minérale (>?fiche24). Des analyses du sol permettent de vérifier que les apports maintiennent des teneurs satisfaisantes en éléments minéraux dans le sol.

? Les apports en eau sont indispensables pour les cultures et les élevages. Les quantités d’eau apportées, par irrigation par exemple, dans les cultures dépendent de la nature de l’espèce cultivée, de la nature du sol et du climat.

BAméliorer la production

? Des ennemis très variés peuvent diminuer la production dans les agrosystèmes?:

– les parasites (champignons, bactéries, virus) qui vivent obligatoirement aux dépens d’autres espèces et sont responsables de nombreuses maladies?;

– les plantes adventices (ou «?mauvaises herbes?») qui entrent en compétition avec les espèces cultivées en puisant l’eau et les sels minéraux dans le sol?;

– les prédateurs ou les ravageurs de cultures.

? Pour obtenir une meilleure production, le maintien d’un bon état sanitaire de l’agrosystème est donc nécessaire. Les moyens de lutte phytosanitaire sont très variés.

  • Utilisation de produits chimiques?: antibiotiques pour les élevages, pesticides pour les cultures. Ces derniers permettent notamment d’éliminer les insectes (insecticides), les champignons (fongicides), les «?mauvaises herbes?» (herbicides).
  • Utilisation de moyens biologiques?: lutte biologique comme l’épandage de coccinelles, prédateurs des pucerons qui peuvent ravager les cultures.
  • Utilisation de pratiques culturales telles la rotation des cultures ou les cultures hors-sol qui peuvent limiter efficacement les ravageurs.

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