Cultures de l’Antiquité et réflexion sur l’homme

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Classe(s) : 1re ES - 1re L - 1re S - 1re STI2D - 1re STMG - 1re ST2S - 1re STL | Thème(s) : La question de l'homme dans les genres de l'argumentation
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Cultures de l’Antiquité et réflexion sur l’homme

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Que peuvent apporter les cultures de l’Antiquité à notre connaissance de l’homme ?

1Aux commencements est la parole

 Les mythes (le mot vient du grec muthos qui signifie « parole »), constituent les premières paroles énoncées par les hommes pour organiser et comprendre le monde dans lequel ils vivent. Présents dans toutes les civilisations, ils prennent la forme de récits de création du monde, de conflits entre les dieux, de légendes, ou de simples histoires.

 La fable, qui signifie aussi « parole » (>fiche36), raconte sous une autre forme les mœurs et les habitudes des hommes. Elle délivre aussi des leçons de vie, sur le plan moral, et parfois sur le plan pratique.

 On peut dire que l’apologue, la fable, le conte populaire sont nos recueils d’us et coutumes, et cela, que ce soit au vie siècle av. J.-C., au xviie siècle ou de nos jours.


citation « L’anthropologie est une discipline dont le but premier, sinon le seul, est d’analyser et d’interpréter les différences. » C. Lévi-Strauss, 1958.

 Au xxe siècle, Lévi-Strauss, anthropologue français, recueille ce type de paroles fondatrices auprès de certaines tribus, dont celles d’Amazonie.

 De quelles représentations du monde ces « paroles » sont-elles la trace ? C’est la question que l’on peut se poser au contact des grands récits des cultures de l’Antiquité.

2Des récits fondateurs

 La Bible, la mythologie gréco-romaine, les premiers grands récits épiques (l’Épopée de Gilgamesh, l’Iliade et l’Odyssée d’Homère) placent d’emblée l’homme face au monde, à ses mystères et à ses dangers.

 Toute civilisation a besoin de fonder sa légitimité, de raconter ses commencements et de les glorifier. Ainsi des grands mythes fondateurs de Rome : l’histoire de Remus et de Romulus, par exemple.

 Ces légendes donnent lieu à des grands poèmes comme L’Énéide de Virgile (ier siècle av. J.-C.) qui permet de relier la fondation de Rome à la Troie antique.

 Ces textes, longtemps étudiés dans les écoles et dans les lycées, ont irrigué l’écriture des écrivains de tous les siècles, que les références soient explicites (Fénelon, Les Aventures de Télémaque, 1699 ; Gide, Thésée, 1946 ; Butor, L’Emploi du temps, 1956) ou implicites (Philippe Claudel, Le Rapport de Brodeck, 2007).

3La tragédie

 La tragédie grecque (>fiche19) n’est pas seulement une forme d’art, elle donne à voir aussi les conflits de l’homme avec la cité. Elle correspond, selon certains spécialistes, à un moment où la cité doit régler son compte avec les dieux, avec les anciennes légendes.

 Ce sont les valeurs de la cité, anciennes et nouvelles, qui sont en débat dans la tragédie grecque du ve siècle av. J.-C.

4Les « enquêtes » : connaître et identifier l’autre

 Hérodote (484-425 av. J.-C.) est un historien grec considéré comme le père de l’anthropologie. Il réalise neuf « enquêtes » regroupées dans un ouvrage intitulé Histoires.

 Une partie relève de l’Histoire : Hérodote relate les guerres médiques (l’empire Perse contre les cités grecques). Une autre partie consiste en observations sur les coutumes de différents peuples.

 Il travaille avec méthode ; il voyage et se documente. Il fait la distinction, dans ce qu’il rapporte, entre ce qu’il a vu lui-même et ce qu’il sait par ouï-dire.

 Dans sa description des autres peuples (modes de vie, géographie du pays), Hérodote compare souvent avec le mode de vie des Grecs. On dit qu’il est l’adepte de la relativité des coutumes : sans vouloir adopter les coutumes des autres, il les accepte.

Conclure

Les grands textes de l’Antiquité (mythologie, textes littéraires, textes historiques) sont au fondement de notre culture et de nos manières d’envisager l’homme, sa condition et son rapport au monde.

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