De nouveaux facteurs de déstabilisation depuis la fin des années 1970

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Fiches
Classe(s) : Tle S | Thème(s) : Un foyer de conflits : le Proche et le Moyen-Orient depuis 1945


 

Quels éléments font évoluer
les conflits au Proche et au Moyen-Orient ?

1 La montée de l’islamisme politique

A Les origines de l’islamisme

 L’émergence de l’islamisme est favorisée, au cours des années 1970, par les États-Unis et son alliée l’Arabie Saoudite. Riche en pétrole, celle-ci finance les mouvements islamistes dans le monde arabe.

 Dans plusieurs pays, le rôle politique des islamistes s’accroît (ex. : Frères musulmans en Égypte). Ils se retournent contre les États-Unis et, pour certains, recourent au terrorisme.

B La révolution iranienne

 Le 16 janvier 1979, le shah est renversé par un mouvement de contestation, ce qui permet à l’ayatollah Khomeiny de rentrer d’exil. Une nouvelle constitution consacre la domination des fondamentalistes religieux.

 Ce changement de régime déstabilise la région. L’Iran se rapproche de la Syrie et soutient des mouvements radicaux (ex. : ­Hezbollah au Liban).

2 Les ambitions de l’Irak

A La guerre Iran-Irak (1980-1988)

 À partir de 1979, Saddam Hussein dirige l’Irak, alors en plein développement. Il craint que l’arrivée au pouvoir de Khomeiny ne provoque un soulèvement des chiites irakiens.

 En 1980, il attaque l’Iran en prenant pour prétexte un différend territorial : le fleuve Chatt el-Arab, zone pétrolière de première importance. Il est soutenu par les Occidentaux.

 L’Iran réagit par une gigantesque mobilisation religieuse, politique et militaire, qui entraîne les deux pays dans une guerre d’usure très meurtrière (un million de victimes). En 1988, un cessez-le-feu est imposé par l’onu.

B La guerre du Golfe (1990-1991)

 L’Irak envahit le Koweït le 2 août 1990, pour s’emparer de ses richesses pétrolières.

 L’onu réagit par une campagne militaire sous commandement américain, « Tempête du désert » (janvier-mars 1991), qui contraint l’Irak à retirer ses troupes.

3 Les incertitudes du début du XXIe siècle

A L’intervention américaine et ses conséquences

 Le 11 septembre 2001, les États-Unis sont violemment frappés par le terrorisme islamiste d’Al-Qaïda. Ils réagissent en attaquant l’Afghanistan (octobre 2001), puis l’Irak (mars-avril 2003).

 Malgré un succès rapide dans les deux pays, les États-Unis s’y enlisent. Le maintien de leurs troupes et leur volonté d’instaurer des régimes démocratiques rencontrent de vives oppositions.

 L’armée américaine quitte l’Irak en 2011 et l’Afghanistan en 2014. Ces deux pays restent en proie à la violence et à l’instabilité.

B Des printemps arabes au chaos syrien

 En 2011, des mouvements populaires réclament le départ des dictateurs et la démocratie. Ce « printemps arabe » touche la Tunisie, l’Égypte puis la Libye, le Yémen, les États du Golfe et la Syrie, où il débouche sur une guerre civile.

 Profitant du chaos qui règne, l’organisation djihadiste État islamique s’empare de Mossoul en 2014 et étend son « califat » sur une partie de l’Irak et de la Syrie. Elle est combattue par une coalition internationale emmenée par les États-Unis. Mossoul est reprise en 2017.

Deux alliances stratégiques se disputent la prépondérance régionale, interférant avec la situation en Syrie : l’une, à dominante chiite, entre le régime syrien et l’Iran ; l’autre orchestrée par l’Arabie Saoudite, qui se pose en chef de file du monde arabe. Par ailleurs, l’Iran, soupçonné de développer un programme d’armement nucléaire, a accepté de limiter ses activités en ce domaine.

Conclure

Le terrorisme islamiste et l’affrontement des ambitions régionales maintiennent le Proche et le Moyen-Orient dans l’instabilité.