Fiche de révision

De nouvelles dynamiques économiques et sociales

Contenu

A L'émergence du secteur tertiaire après 1850

Après 1850, le secteur tertiaire (les services, comme les transports, la banque, le commerce, les administrations…) se développe (1/4 des emplois en 1906). L'État se réorganise, crée de nombreux emplois de fonctionnaires. Des employés de bureau (comptables, juristes…) travaillent dans les entreprises qui s'agrandissent ; l'essor du système bancaire et de la société de l'information (journalistes, cf Bel-Ami de Maupassant) favorise l'apparition d'emplois nouveaux. Le commerce s'étend, avec notamment la création de grands magasins. Les professions libérales (médecins, avocats…) se développent.

B La lente féminisation du travail

Les femmes ont toujours travaillé, mais elles ne sont pas toujours rémunérées (ex. : travail au champ). Beaucoup travaillent à domicile pour avoir un salaire d'appoint (ex. : couturières). Les femmes revendiquent les mêmes droits que les hommes dès 1791, mais le Code civil (1804) les replace très vite dans une position de « mineure juridique », et surtout dans la dépendance masculine : elles ne peuvent étudier, travailler, disposer de leurs biens et de leur salaire sans l'autorisation de l'époux ou du père.

Les lois sur la scolarisation des filles améliorent leurs perspectives d'emplois : la loi Falloux (1850) oblige les communes de plus de 800 habitants à ouvrir des écoles de filles ; les lois Jules Ferry (1881-1882) leur donnent accès à l'instruction obligatoire. Mais elles ne reçoivent le même enseignement que les hommes et ne passent le même bac qu'après 1924.

La révolution industrielle ne leur ouvre que des emplois peu qualifiés et mal payés dans les usines. Le développement du tertiaire, après 1850, leur permet d'entrer davantage dans le monde du travail : employées, commerçantes, secrétaires… Si certaines ont des emplois peu qualifiés (domestiques), d'autres occupent des postes prestigieux (journalistes, institutrices, scientifiques comme Marie Curie, artistes comme Camille Claudel). Mais leur salaire reste inférieur à celui des hommes, à emploi égal.

Les femmes sont mobilisées massivement en 1914-1918 dans tous les corps de métier pour remplacer les hommes partis au front, particulièrement dans les campagnes, dans les usines d'armement (munitionnettes) et dans les métiers de la santé (« anges blancs »). Elles entretiennent alors l'effort de guerre et participent à la victoire. Après 1918, les femmes gardent un rôle actif mais il reste difficile de concilier vie professionnelle et responsabilités familiales, dans une société qui considère longtemps que leur place est surtout de s'occuper des tâches ménagères et de l'éducation des enfants. L'Occupation et la France de Vichy les renvoient exclusivement à cette fonction. Elles jouent un rôle actif dans la Résistance ; l'obtention du droit de vote en 1944, avec la Libération, améliore leur condition.

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