Division internationale du travail et territoires

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Classe(s) : 1re Générale | Thème(s) : Une diversification des espaces et acteurs de la production


Les FTN déploient des stratégies mondiales à travers une nouvelle division internationale du travail qui produit des recompositions majeures des espaces productifs mondiaux.

I La nouvelle division internationale du travail

1 Internationalisation, transnationalisation, globalisation

La crise du modèle fordiste (années 1970) a accéléré l’internationalisation des firmes. Elles sont devenues globales avec des stratégies à l’échelle planétaire.

La révolution des transports et des technologies a permis la décomposition internationale du processus productif : la spécialisation repose sur une tâche dans une chaîne de valeur toujours plus segmentée.

2 Délocalisation, sous-traitance, relocalisation

Les firmes ont transféré à l’étranger une large part de leurs activités de fabrication (délocalisation) ou passé contrat avec des firmes locales (sous-traitance).

Ces délocalisations ralentissent aujourd’hui et on observe des relocalisations vers les Nords, pour des raisons de logistique, d’image ou de compétitivité.

3 Stratégies d’implantation et recompositions spatiales

Selon un modèle bipolaire, les firmes conservaient au Nord les fonctions de commandement et d’innovation et délocalisaient au Sud les fonctions de fabrication. D’où la désindustrialisation des Nords.

Chiffres clés

Parmi les 500 premières firmes transnationales en 2018, 120 sont chinoises et 126 américaines.

Toutefois, ce modèle est remis en question par le développement des FTN issues des pays émergents, qui sont à présent dans une logique de concurrence et non de complémentarité avec les pays développés.

II Les firmes transnationales et les territoires

1 À l’échelle mondiale, une sélection territoriale pointue

Les investissements productifs réalisés par les FTN sont géographiquement très concentrés. Les pays des Nords réalisent encore l’essentiel des flux sortants mais seulement la moitié des flux entrants. Dans les Suds, les BRICS captent l’essentiel des flux entrants. L’Afrique reste relativement délaissée.

Les espaces productifs issus de ces investissements se concentrent donc dans des régions du monde assez peu nombreuses au départ (surtout les Nords), mais qui tendent à se diversifier (surtout dans les Suds).

2 Résistance et renaissance de l’échelle régionale

mot clé

L’Alena (Accord de libre-échange nord-américain) réunit le Canada, les États-Unis et le Mexique depuis 1994. La circulation des produits et des capitaux y est libre.

Les FTN ont une approche fortement régionale : les FTN européennes tendent à investir préférentiellement en Europe, les américaines dans l’Alena, les japonaises en Asie du Sud-Est.

Une logique birégionale se développe, marquée par une présence sur deux des trois grandes régions économiques du monde. L’économie productive mondiale fonctionne donc sur des emboîtements à de multiples échelles.

3 À l’échelle nationale, des espaces privilégiés

À l’échelle nationale, les régions les plus riches et les plus peuplées sont ­privilégiées par le développement des activités productives impulsées par les FTN.

Les FTN sélectionnent des espaces en raison de leurs externalités positives : zones franches pour des raisons douanières ou fiscales, métropoles pour leur environnement technique et humain, littoraux pour leur connectivité maritime, clusters et districts industriels pour leurs synergies interentreprises…

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