L’Afrique face au développement et à la mondialisation

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Classe(s) : Tle S | Thème(s) : L'Afrique : les défis du développement
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L’Afrique face au développement et à la mondialisation

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Quel rôle la mondialisation joue-t-elle dans la croissance africaine ?

1L’Afrique face au développement

ALes retards différenciés du développement africain

 Le développement africain est en retard, surtout en Afrique subsaharienne : l’idh y est de 0,475 en 2012 et l’Afrique abrite 33 des 48 pma du monde. La population dont le revenu est inférieur au seuil de pauvreté dépasse 80 % au Burundi ou au Liberia.

 Pourtant, l’économie informelle et les solidarités familiales représentent un filet de sécurité vital pour les populations.

BUn retard multifactoriel

 Les traites négrières – orientale, saharienne et atlantique – ont déporté environ 42 millions de personnes. La domination coloniale européenne a créé des économies de rente, littoralisées et extraverties.

 Les États africains ont connu de nombreuses guerres (civiles ou internationales) depuis les indépendances ou, comme en Afrique du Sud, la lutte anti-apartheid, jusqu’en 1991.

 Souvent dominés par des oligarchies qui accaparent les richesses nationales, les États africains sont minés par une corruption endémique. Leurs choix économiques hasardeux ont été aggravés par la crise de la dette des années 1980.

CAide au développement et nouveau contexte global

 Les États africains, en faillite, ont dû accepter les programmes d’ajustement structurel dufmi. La fin de la guerre froide s’est accompagnée d’une baisse de 40 % de l’aide publique au développement (apd).

 Le xxie siècle change le contexte : en 2000, l’onu met en place les objectifs du millénaire pour le développement (130 milliards de dollars en 2012, dont 30 pour l’Afrique subsaharienne).

 Ce nouveau contexte ouvre une fenêtre d’opportunité pour le continent. La forte croissance économique mondiale jusqu’en 2008 propulse l’Afrique dans la mondialisation.

2L’Afrique dans la mondialisation

AL’intégration par les matières premières

 L’Afrique est riche en matières premières agricoles, minières ou énergétiques, souvent exploitées par des firmes transnationales.

 Cette richesse génère des économies de rente. 64 % des exportations africaines sont des matières premières. Mais la croissance économique des pays émergents renchérit leur prix.

 Le taux de croissance des pib africains a été de 4,7 % en moyenne par an de 2002 à 2013. L’augmentation des exportations africaines montre l’insertion croissante du continent dans la mondialisation.

BDe nouvelles formes d’intégration

 Les besoins en infrastructures sont énormes. L’Afrique est devenue une zone d’intérêt pour les investisseurs : de 2000 à 2013, les ide ont sextuplé à 57 milliards de dollars.

 L’intégration à la mondialisation se fait aussi par la consommation. Les classes moyennes africaines montent en puissance : 355 millions de personnes en 2013, soit le tiers de la population.

 L’intégration par lestic est plus manifeste encore : l’Afrique est devenue le 2e marché mondial pour la téléphonie mobile.

CL’Afrique, enjeu international


chiffre clé La Chine est depuis 2009 le premier partenaire commercial de l’Afrique : 210 milliards de dollars d’échanges en 2013.

 Les liens et la dépendance envers l’Europe, ancienne puissance coloniale, restent forts. L’ue a signé des accords de partenariat économique, qui établissent des préférences commerciales et une aide au développement.

 L’Afrique a acquis un intérêt géopolitique pour les États-Unis (guerre globale contre le terrorisme et pétrole du golfe de Guinée). Les importations et les ide en provenance des États-Unis sont en forte croissance.

 La Chine investit massivement dans l’énergie et les mines, mais aussi dans le secteur manufacturier, l’agriculture et les services.

Conclure

Le retard de l’Afrique est encore très important. Toutefois, son insertion récente dans la mondialisation lui ouvre
de réelles perspectives de croissance et de développement.

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