L’argumentation aux XVIIe et XVIIIe siècles : récap' express

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Classe(s) : 2de | Thème(s) : Genres et formes de l’argumentation aux XVIIe et XVIIIe siècles
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L’argumentation aux?XVIIe?et?XVIIIe?siècles
 
 

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Cinq points clés

? Pour étudier un texte argumentatif, il faut repérer la thèse qu’il défend, les exemples et arguments qu’il avance, les stratégies qu’il adopte et le schéma qu’il suit.

? L’argumentation directe défend une thèse à l’aide d’arguments et d’exemples explicites. Elle emprunte différentes formes?: essai, discours, dialogue, pamphlet…

? L’argumentation indirecte défend une thèse par l’intermédiaire d’un récit, plus rarement d’une description ou d’un portrait. Elle prend essentiellement la forme de la fable et du conte, merveilleux ou philosophique.

? L’argumentation au xviie siècle a pris des voies très diverses?: elle relève aussi bien de l’éloquence religieuse que de la littérature morale, des pamphlets politiques que des fables ou des contes merveilleux.

? Au xviiie siècle, les philosophes des Lumières ont utilisé l’essai aussi bien que le conte philosophique ou l’utopie pour défendre leurs thèses et dénoncer les abus politiques, religieux ou sociaux de leur époque.

Cinq citations

?Citation 1

 

Les passions sont les seuls orateurs qui persuadent toujours. […] et l’homme le plus simple qui a de la passion persuade mieux que le plus éloquent qui n’en a point.

La Rochefoucauld, Maximes, 8, 1678.

La force de la persuasion, lorsqu’elle se fonde sur l’engagement passionnel de l’orateur, l’emporte sur le discours rationnel et son pouvoir de conviction.

?Citation 2

 

La vraie éloquence se moque de l’éloquence, la vraie morale se moque de la morale.

Pascal, Pensées, 4, 1670.

Pour convaincre, il ne suffit pas d’appliquer des principes rhétoriques ou de se conformer aux manuels d’éloquence. C’est la vérité qui emporte l’adhésion, plus que la forme sous laquelle on la dit.

?Citation 3

 

Je ne doute point, Monseigneur, que vous ne regardiez favorablement des inventions si utiles et tout ensemble si agréables ; car que peut-on souhaiter davantage que ces deux points ?

La Fontaine, Fables, « À Monseigneur le Dauphin », 1668.

Les fables sont conformes à la doctrine classique héritée du poète latin Horace?: la littérature doit instruire et plaire en même temps (docere et placere).

?Citation 4

 

[Ces contes] renferment tous une Morale très sensée, et qui se découvre plus ou moins, selon le degré de pénétration de ceux qui les lisent.

Perrault, Histoires ou Contes du temps passé, «?À?Mademoiselle?», 1697.

Les contes et plus généralement les genres de l’argumentation indirecte nécessitent une lecture active, qui cherche à trouver la morale plus ou moins dissimulée dans le récit.

?Citation 5

 

Il faut être très court, et un peu salé, sans quoi les ministres et madame de Pompadour, les commis et les femmes de chambre, font des papillotes du livre.

Voltaire, « Lettre à Moultou », 5?janvier 1763.

Pour convaincre le plus grand public, il faut préférer l’argumentation indirecte, les textes brefs et divertissants.