L’émigration européenne au XIXe siècle

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Classe(s) : 2de | Thème(s) : Les Européens dans le peuplement de la Terre
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L’émigration européenne au XIXe siècle

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(>dépliant,IetII)

Pourquoi l’émigration européenne du XIXe siècle, et en particulier l’émigration irlandaise, est-elle un fait majeur de l’histoire de la démographie mondiale ?

150 millions d’émigrants

ADes motivations surtout économiques

 Pour échapper à la misère, une partie de la population émigre car l’Europe surpeuplée ne peut plus nourrir tout le monde et offrir du travail à tous.

 Les migrations d’origine politique sont réduites : Allemands (révolutions de 1848), juifs (persécutions en Russie), Russes (exilés en Sibérie), communards français (déportés en Nouvelle-­Calédonie).

 L’émigration est encouragée par les gouvernements (émigration irlandaise au lendemain de la Grande Famine). Les progrès de la navigation rendent cette émigration possible.

BL’émigration prend de l’ampleur à partir de 1840

 Jusqu’en 1840, 20 Européens émigrent chaque année. 60 % de ceux qui partent sont originaires du Royaume-Uni.

 De 1840 à 1880, l’émigration s’accélère. 13 millions d’Européens s’expatrient. Le Royaume-Uni (50 % des émigrants), l’Allemagne et la Scandinavie fournissent l’essentiel des partants.

 À partir de 1880, l’émigration s’intensifie et se diversifie. Les 13 millions de migrants viennent désormais surtout d’Europe centrale et des pays méditerranéens.

CLes États-Unis, premier pays d’accueil


info Offerte par la France, inaugurée en 1886, la statue de la Liberté a accueilli à l’entrée du port de New York des millions d’immigrants.

Les États-Unis accueillent plus des 2/3 des migrants. L’Amérique du Sud attire les Espagnols, les Italiens et les Allemands. Ils sont 6 millions. L’Asie centrale et la Sibérie, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Afrique du Nord et l’Afrique du Sud reçoivent les autres émigrants.

 En Europe, seule la France est une terre d’accueil (en 1886, 3 % de la population est d’origine étrangère).

2L’exceptionnelle émigration irlandaise

ALa « question irlandaise »

 L’Irlande fait partie du « Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande » (Acte d’Union de 1800).

 Les Irlandais sont divisés : alors que la grande majorité du pays est catholique, on compte un sixième de protestants.

 Le problème agraire (propriété des terres, mode d’exploitation du sol) fonde la « question d’Irlande ».

La terre appartient à des nobles venus d’Angleterre (donc protestants). Les exploitations sont très nombreuses et minuscules (multiplication des sous-locations des terres).

 Pour subsister, les paysans, de plus en plus nombreux, cultivent la pomme de terre. À la veille de la Grande Famine, la moitié de la population en vit exclusivement.

BLa Grande Famine décime la population de l’île

 Parasitée par le mildiou, la production de pommes de terre s’effon­dre. En 1846, la récolte est totalement détruite.

 Le typhus et le choléra font des ravages.

 L’Irlande n’a pas d’activités de remplacement (machines rares, chemins de fer peu développés, charbon et minerai de fer absents du sous-sol…) et la population urbaine est réduite (Belfast, Dublin).

La Grande Famine (1845‑1849) fait 750 000 victimes.

CUne émigration jusque-là inégalée

1,8 million d’Irlandais partent pour les États-Unis (1re destination), le Canada et la Grande-Bretagne. L’émigration se poursuit après la Grande Famine.

 La population de l’Irlande chute. Elle passe de 8,1 millions en 1841 à 4,4 en 1901.

Conclure

Au XIXe siècle, l’Europe, et en particulier l’Irlande, connaît la plus grande migration de son histoire (>dépliant,IetII).

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