L’Homme, un primate proche du chimpanzé

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Classe(s) : Tle S | Thème(s) : Génétique et évolution
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L’Homme, un primate proche du chimpanzé

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L’étude comparée des pigments rétiniens (opsines) réalisée en 1re S a permis de placer l’Homme parmi les primates, et en particulier parmi les « grands singes », groupe dont font partie le chimpanzé, le gorille, l’orang-outan et le gibbon.

1L’Homme est génétiquement proche du chimpanzé

 La comparaison des séquences des gènes qui codent pour différentes enzymes chez les primates montre que les séquences de l’Homme et du chimpanzé ont la plus grande similitude. Le plus proche parent de l’Homme parmi les « grands singes » est donc le chimpanzé.

 Au total, on admet actuellement que les génomes du chimpanzé et de l’Homme diffèrent de 1,2 % pour les gènes codant pour des protéines.

2Des positions différentes des gènes chez les deux espèces

 La comparaison des chromosomes de ces deux espèces montre que le positionnement des gènes est souvent similaire. Cependant, il existe dans certains cas des inversions dans la position des gènes sans toutefois qu’il y ait modification de leurs séquences.

 L’Homme et le chimpanzé se distinguent donc par la position de certains gènes.

3Une chronologie différente dans l’expression de certains gènes

 Homme et chimpanzé sont différents sur le plan morphologique alors qu’ils sont proches génétiquement. Ce paradoxe s’explique par une chronologie différente de l’expression de certains de leurs gènes, en particulier au cours du développement.

 Le développement pré- et postnatal de l’Homme est caractérisé par rapport à celui du chimpanzé par des phases embryonnaire, lactéale (jusqu’à la 1re molaire) et de croissance plus longues. La chronologie de ces différentes phases est en partie contrôlée génétiquement(>fiche9).

 Chez l’Homme, des mutations des gènes contrôlant le développement du crâne seraient responsables du blocage du développement de celui-ci, d’où une absence de prognathisme (face projetée vers l’avant). Contrairement à celui du chimpanzé, le crâne humain adulte conserve donc des caractères juvéniles : crâne arrondi, face verticale et trou occipital centré.

 De plus, le cerveau plus volumineux de l’Homme serait dû à une plus longue phase embryonnaire (multiplication active des cellules nerveuses) et à une croissance postnatale importante.

 Des différences de phénotype peuvent donc être importantes entre deux espèces pourtant proches génétiquement.

4L’influence de l’environnement

 Le phénotype humain et celui des « grands singes » n’est pas totalement génétiquement déterminé. L’environnement (dont la relation aux autres) intervient aussi : c’est le cas par exemple de la capacité à utiliser des outils. Certains comportements sont transmis par l’apprentissage et non par les gènes (>fiche10).

 le phénotype des humains, comme celui des « grands singes » proches d’eux, s’acquiert donc au cours du développement pré- et postnatal sous l’effet de l’interaction entre l’expression génétique et l’environnement.

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