L’immunité adaptative, prolongement de l’immunité innée

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Classe(s) : Tle S | Thème(s) : Quelques aspects de la réaction immunitaire
Unit 1 - | Corpus - 1 Fiche
 
L’immunité adaptative, prolongement de l’immunité innée
 
 

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Les molécules et les cellules de l’immunité adaptative ne deviendront effectrices qu’après une première rencontre avec un antigène grâce à trois étapes : sélection, amplification, et différenciation ­clonales(>rabats,I).

1La reconnaissance de l’antigène

 Les lymphocytes T (LT) acquièrent leurs récepteurs, après maturation dans le thymus. Cette acquisition leur apporte leur capacité à reconnaître l’antigène.

 Les lymphocytes B (LB) sont en revanche capables de reconnaître l’antigène à la sortie de la moelle osseuse.

 Chaque population (clone) de LB ou de LT ne porte qu’un seul type de récepteur, spécifique d’un antigène donné, et les récepteurs, présents en de nombreux exemplaires, sont ancrés dans la membrane des lymphocytes.

 Les récepteurs des LB sont des anticorps membranaires, caractérisés par leurs deux sites identiques de liaison à l’antigène, alors que les récepteurs des LT (récepteurs T), ne comportent qu’un seul site de reconnaissance.

 La reconnaissance de l’antigène par un clone de LB se fait de façon directe, par liaison de l’antigène avec un anticorps membranaire spécifique du LB. Les récepteurs des LT reconnaissent quant à eux des fragments peptidiques venant de l’antigène, présentés par des cellules dendritiques ou des macrophages, nommées alors cellules présentatrices de l’antigène.

2La sélection clonale

 La reconnaissance de l’antigène se fait par les clones de LB et LT ayant des récepteurs spécifiques de cet antigène : c’est la sélection clonale. Elle a lieu dans les organes lymphoïdes secondaires.

 Chaque clone est constitué de plusieurs milliers de cellules spécialisées dans la reconnaissance spécifique d’un antigène.

 La sélection clonale concerne les LB, les LT CD8 et une autre catégorie de cellules, les LT CD4.

3L’amplification et la différenciation clonales

 Au cours de cette phase, les lymphocytes sélectionnés vont se multiplier activement, de façon à former un clone de plusieurs milliers de cellules identiques. On parle d’expansion, ou amplification clonale(>rabats,I).

 L’amplification clonale est suivie de la différenciation des LB et LT CD8, qui deviennent des cellules effectrices : les LB se différencient en plasmocytes, sécréteurs d’anticorps circulants, et les LT CD8 en LT cytotoxiques effecteurs.

 Ces étapes d’amplification et de différenciation ne pourraient avoir lieu sans la coopération des LB et LT CD8 avec une catégorie de lymphocytes, qui a un rôle pivot dans la réponse immunitaire : les LT CD4.

 Les LT CD4 reconnaissent, comme les LT CD8, un antigène entré dans l’organisme grâce à leurs récepteurs membranaires (récepteurs T), ce qui entraîne leur multiplication et leur différenciation en LT auxiliaires.

 Une partie de ces LT auxiliaires va être mise en mémoire, et ils s’activeront rapidement lors d’une éventuelle prochaine rencontre avec le même antigène.

 L’autre partie des LT auxiliaires va sécréter de l’interleukine 2, messager chimique dont le rôle est primordial dans la communication entre les cellules immunitaires.

 En effet, l’interleukine 2 est une protéine indispensable à l’expansion clonale et à la différenciation des LB et LT CD8 pré­sélectionnés.

 Sous l’effet de l’interleukine, les LB évoluent en LB mémoires et en plasmocytes sécréteurs d’anticorps circulants, qui formeront des complexes immuns après reconnaissance de l’antigène. Cette réponse immunitaire qui met en jeu les LB s’appelle la réponse immunitaire humorale adaptive.

 L’interleukine permet aussi la différenciation des LT CD8 en LTc, qui détruiront par contact les cellules infectées.