L’inégale intégration des territoires 
dans la mondialisation

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Fiches
Classe(s) : Tle S | Thème(s) : La mondialisation, fonctionnement et territoires
Corpus Corpus 1
L’inégale intégration des territoires
dans la mondialisation

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(>dépliant,VIIetVIII)

Quelle typologie des territoires peut-on établir en fonction de leur participation à la mondialisation ?

1Les espaces moteurs de la mondialisation

A  Les pôles de la Triade

chiffres clés La Triade représente 68 % du pib mondial, 75 % de la production industrielle et 85 % de la capitalisation boursière.

 La Triade rassemble les trois pôles majeurs de la planète : Amérique du Nord, Europe occidentale, Asie orientale. Ils contrôlent l’essentiel du pouvoir politique et économique du monde, et cumulent puissance financière, militaire, diplomatique, culturelle et scientifique.

 Très bien connectés au reste du monde, bien qu’échangeant principalement entre eux, les pôles de la Triade concentrent la plus grande part des richesses. Les principaux centres de décision, de recherche et d’enseignement y sont établis.

B  Les villes mondiales

 Au cœur de ces territoires, on trouve de puissantes mégalopoles organisées autour de villes mondiales telles que New York, Londres, Tokyo, Paris ou Shanghai.

 Surintégrées à l’économie mondiale, elles abritent des centres de commandement, d’innovation et de gestion à vocation planétaire. Elles sont étroitement reliées les unes aux autres, formant un archipel métropolitain mondial.

2Un monde de plus en plus multipolaire

La mondialisation est un processus qui produit des inégalités selon une double logique d’intégration et de marginalisation.

A  L’émergence de nouveaux pôles

 L’organisation du monde évolue de plus en plus vers la multipolarité, car la domination de la Triade est remise en question par la montée en puissance des pays émergents. Parmi ceux-ci, les plus dynamiques sont les brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), qui rassemblent 40 % de la population mondiale et, à part l’Afrique du Sud, font partie des dix premiers pib mondiaux.

 D’autres « centres » s’affirment : les pays producteurs de pétrole, mais aussi des périphéries qui fournissent des matières premières agricoles, minières, énergétiques, ou encore de la main-d’œuvre bon marché (« pays-ateliers »).

B  De nombreux espaces marginalisés

 Mal connectés aux réseaux mondiaux de transport et de communication, les pays les moins avancés restent à l’écart de la mondialisation.

 D’autres États sont mis au ban de la communauté internationale pour des raisons politiques (Cuba, Corée du Nord, Birmanie).

 On peut donc parler d’éclatement des Sud : aux métropoles intégrées des pays émergents s’opposent des angles morts de la
mondialisation.

3La mondialisation, une question d’échelle ?

 À l’échelle des États, les territoires ne sont pas intégrés de manière homogène à la mondialisation. Les villes en sont, partout, les relais et les nœuds. Le rôle d’interface que jouent les littoraux est également déterminant (>fiche39).

 Les espaces ruraux sont souvent moins intégrés, surtout quand ils sont situés à l’écart des réseaux de transport et de communication. Ainsi, en Chine, le littoral pacifique est très fortement intégré, tandis que l’intérieur demeure agricole et peu modernisé.

 Au sein de l’espace urbain, les centres-villes sont mieux connectés aux réseaux mondiaux que les banlieues. Ce contraste est saisissant dans les métropoles du Sud, où les populations les plus pauvres se regroupent dans des bidonvilles.

 Ce mouvement de différenciation des territoires freine l’uniformisation à l’échelle du globe, d’autant qu’il se double parfois de revendications identitaires et de replis communautaires (>fiche32).

Conclure

La très forte intégration de certains territoires contraste avec la marginalisation d’autres espaces : la mondialisation fragmente l’espace mondial.