L’intégration

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Classe(s) : Tle ES | Thème(s) : Intégration, conflit, changement social
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L’intégration

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Comment ont évolué les trois principales instances d’intégration – famille, école et travail – qui permettent de « tisser » le lien social ?

1La famille

ALe rôle de la famille

 La famille est l’institution première produisant du lien social. Elle socialise le petit enfant, lui apprend à rentrer en relation avec l’autre et lui transmet une culture familiale.

 Intense dans la petite enfance, la socialisation est un processus d’apprentissage de valeurs, normes et rôles sociaux qui se prolonge tout au long de l’existence.

 Même si la famille moderne met en avant l’autonomie de ses membres et leur liberté de choix, les solidarités familiales restent encore fortes (aides financières, échanges de service…).

BLes transformations de la famille à la fin du XXe siècle

 Depuis le début des années 1970, d’importantes évolutions bouleversent la famille traditionnelle et marquent un affaiblissement des règles qui la régissaient.

 Ces évolutions créent de l’anomie et il y aurait une désinstitutionalisation de la famille. La famille joue désormais moins qu’avant son rôle d’intégration à travers le respect de règles et de valeurs.

2L’école

AL’école intègre

 L’école intègre en transmettant des valeurs, qui sont les représentations abstraites que la société valorise et qui orientent la conduite de ses membres (respect d’autrui, solidarité…), et des normes (discipline, sens de la hiérarchie…). Les élèves expérimentent les règles de la vie sociale et s’en imprégnent tout en ayant accès à un savoir qui permet leur émancipation.

 L’école, en socialisant et en instruisant, permet à l’enfant de construire son identité.

BMais l’école peut exclure

 Tous les systèmes scolaires ne sont pas forcément porteurs de cohésion. C’est encore trop souvent le cas du système français, qui reste marqué par un élitisme républicain, avec sa culture du classement, de la sélection et de l’élimination précoce. Ce système est à comparer avec d’autres systèmes scolaires où les inégalités sont faibles (en Europe du Nord, par exemple) et où les élèves se sentent plutôt bien intégrés, ce qui n’empêche pas la formation d’une élite qui fait jeu égal avec l’excellence internationale.

 De plus, la massification scolaire a intensifié la concurrence entre élèves et produit un nouveau type d’exclusion qui relègue les jeunes en difficulté hors du système scolaire ou en échec dans des filières dévalorisées (filières professionnelles sur lesquelles on a porté un jugement négatif). Aujourd’hui en France, 10 % des jeunes de 18 à 24 ans sont sortis du système scolaire sans diplôme.

3Le travail

AL’intégration par le travail

 L’individu qui travaille participe à la production sociale (solidarité organique) et acquiert ainsi un sentiment d’utilité sociale. Son revenu lui permet l’accès à la consommation, elle-même intégratrice, et son statut le protège contre les aléas de la vie sociale grâce à la protection sociale.

 De plus, le travail est un espace de socialisation où se nouent des relations qui impliquent le respect des normes collectives. Le travail permet une vie ritualisée et rythmée par les obligations professionnelles.

BDe nouvelles formes d’organisation du travail

 Néanmoins, les nouvelles formes d’organisation du travail (nfot) peuvent isoler les salariés et créer une véritable souffrance.

 La pénibilité, les contraintes routinières ou une dimension aliénante peuvent mettre à mal l’identité sociale des individus. Le travail perd alors de sa force d’intégration.

Conclure

Dans nos sociétés modernes, les instances d’intégration continuent de jouer leur rôle, mais les évolutions récentes de la société ont tendance à les fragiliser.

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