L’Union économique et monétaire

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Fiches
Classe(s) : Tle ES | Thème(s) : Mondialisation et intégration européenne


Quels étaient les objectifs et quelles sont les contraintes de l’euro pour les pays membres ?

1 La mise en place de l’Union économique et monétaire (uem)

A Chronologie de l’uem

1989

Le rapport Delors préconise la réalisation de l’Union monétaire en plusieurs étapes

1992

Signature du traité de Maastricht

1997

Adoption du Pacte de stabilité et de croissance (psc)

1998

Mise en place de la Banque centrale européenne (bce)

1999

Adoption de l’euro par onze pays pour leurs transactions commerciales et financières

2002

Mise en circulation des euros (pièces et billets)

2015

L’uem compte 19 pays membres

B Les critères de convergence

 Pour accéder à l’uem, les pays candidats doivent respecter cinq critères définis lors du traité de Maastricht.

La stabilité des prix : le taux d’inflation ne peut dépasser de plus de 1,5 point la moyenne des trois États ayant la plus faible inflation.

Des taux d’intérêt bas : les taux d’intérêt à long terme ne peuvent varier de plus de 2 points par rapport à la moyenne des taux des trois États ayant l’inflation la plus basse.

Un déficit budgétaire inférieur à 3 % du pib.

Une dette publique qui ne peut excéder 60 % du pib.

Une monnaie stable.

 L’effort accompli par les États en vue de leur adhésion à la zone euro doit théoriquement se poursuivre après l’adhésion, dans le cadre du Pacte de stabilité et de croissance (psc).

2 Objectifs et contraintes de l’uem

A Des objectifs ambitieux

Les objectifs de la monnaie unique sont les suivants :

– favoriser la croissance économique (suppression des contraintes de change) et favoriser l’activité économique (baisse des taux d’intérêt et absence d’inflation) ;

– conduire à une baisse des prix (mise en concurrence des entreprises de la zone euro) ;

– encourager l’investissement et profiter à l’emploi (création d’une vaste zone de stabilité) ;

– être capable de concurrencer le dollar en ayant une stature internationale et être un symbole fort d’une avancée dans la construction européenne.

B Des résultats mitigés

En 2016, dans la zone euro, le pib a progressé de 1,7 % et le taux de chômage s’élève à 9,6 % de la population active (18,4 % en Espagne et 23 % en Grèce). 

 Des écarts de croissance importants demeurent. Si certains pays ont favorisé des stratégies de croissance tirées par l’endettement des ménages, le boom immobilier et le dynamisme de la consommation (Irlande, Grèce, Espagne), d’autres (Allemagne) ont poursuivi une croissance fondée sur la compétitivité de leur offre en contrepartie d’une compression des coûts salariaux et de la demande intérieure.

C Les contraintes liées à l’insertion dans la zone euro

 Pour respecter les critères de convergence, de nombreux pays ont mené des politiques de rigueur au coût élevé.

 L’adoption de l’euro a limité les marges de manœuvre des États membres dans le cadre des politiques budgétaires et entraîné une perte d’autonomie en matière de politique monétaire. Ainsi, les pays ne peuvent plus utiliser l’arme du taux de change .

Conclure

L’Union économique et monétaire (uem) et la monnaie unique sont sources de retombées positives, mais cette intégration plus étroite a aussi accru l’interdépendance entre les pays de la zone euro.