La comédie au XVIIe siècle

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Classe(s) : 2de | Thème(s) : La tragédie et la comédie au XVIIe siècle : le classicisme
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La comédie au XVIIe?siècle
 
 

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Née dans l’Antiquité grecque, la comédie n’a cessé d’inventer de nouveaux sous-genres et de nouveaux procédés. Au XVIIsiècle, elle est profondément renouvelée par le génie de Molière.

1Les ressources de la comédie

Les procédés qui provoquent le rire sont très variés. On peut les regrouper en quatre types.

? Le comique de gestes est lié à la mise en scène et au jeu des comédiens. Gifles, coups de bâtons, chutes se multiplient dans la farce. Ils sont aussi présents dans les comédies dites sérieuses.

? Le comique de mots exploite les jeux verbaux, les répétitions, les déformations de mots volontaires ou non, les accents particuliers, les patois. Procédé propre à la farce, on le trouve aussi dans les autres sous-genres comiques.

? Le comique de situation repose sur l’action : personnage dissimulé, quiproquo (dialogue développé sur une confusion), rencontre inattendue, déguisement… il structure la comédie d’intrigue.

? Le comique de caractère tourne en dérision les défauts d’un individu qui incarne un type ; il domine dans la comédie de caractère.

2Les sous-genres de la comédie

ALa farce

? Pièce courte usant d’un comique bas et simple, parfois grossier (chutes, bastonnades, jeux de mots, patois, etc.).

? Héritée de la comédie latine, elle vit un âge d’or au Moyen Âge. Elle est encore vivace au xviisiècle (Molière). En Italie, elle a donné naissance à la commedia dell’arte.

BLa comédie d’intrigue

? Elle s’impose en France au xviisiècle. Fondée sur des situations comiques, elle multiplie coups de théâtre ou quiproquos, exploite des procédés romanesques (enlèvements, déguisements, scènes de reconnaissance).

CLa comédie de caractère

? Elle cherche à décrire un personnage en action et à faire à travers lui le tableau d’un type comique, comme Molière représente le type de l’avare à travers Harpagon.

? Elle veut divertir le spectateur, mais aussi l’édifier : elle dénonce les défauts et les vices du type comique qu’elle tourne en dérision.

DLa comédie de mœurs

? Elle s’intéresse aux défauts des contemporains, en particulier aux travers de certains groupes sociaux, comme le fait Molière dans Les Précieuses ridicules (1659) ou dans Les Femmes savantes (1672).

ELa comédie-ballet

? Genre propre au xviisiècle, elle intègre des ballets dansés dans l’action ou en guise d’intermède. Molière (pour les dialogues) et Lully (pour la musique) se sont illustrés dans ce genre, par exemple avec Le Bourgeois gentilhomme (1670).

3La comédie après le XVIIsiècle

? Les genres explorés par Molière perdurent, notamment dans la comédie du xviiisiècle (la comédie d’intrigue chez Marivaux, la comédie de mœurs chez Beaumarchais).

? Le xixsiècle invente de nouveaux sous-genres : comédie de mœurs comportant des passages chantés, le vaudeville évolue, sous l’influence de Labiche et de Feydeau, vers la comédie bouffonne, essentiellement construite autour d’intrigues amoureuses. Au xxsiècle, il est remplacé par le théâtre de boulevard, aux intrigues conventionnelles.

? Un théâtre plus expérimental bouscule les traditions et mélange les genres : ainsi, le théâtre de l’absurde d’un Ionesco ou d’un Beckett provoque le rire à partir de situations désespérantes, presque tragiques.

Conclure

Le XVIIsiècle fixe pour longtemps les principaux modèles de la comédie : c’est peut-être ce qui explique pourquoi, aujourd’hui encore, les pièces de Molière font autant rire les spectateurs.