La crise des subprimes

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Classe(s) : Tle ES | Thème(s) : Instabilité financière et régulation
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La crise des subprimes

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Quelles sont les causes et les consé­quences économiques de la crise des subprimes ?

1La mécanique de la crise des subprimes

ALe principe des crédits subprimes

 Les crédits subprimes sont des prêts hypothécaires à risque accordés à des emprunteurs ne présentant pas toutes les garanties de solvabilité habituellement exigées.

 Ces crédits, très avantageux pour les ménages les plus modestes, sont cependant à taux variables et garantis par une hypothèque (en cas de défaut de paiement, la banque peut vendre le bien hypo­théqué).

BLe déclenchement de la crise

 La hausse des taux d’intérêt a entraîné une hausse de la charge des crédits, d’où une augmentation des défaillances des emprunteurs. Les banques ont alors procédé à la revente de nombreux biens immobiliers, précipitant une crise du marché de l’immobilier. La baisse des prix de l’immobilier a engendré des pertes importantes du côté des banques.

 La faillite de la banque Lehman Brothers a joué un rôle de catalyseur en provoquant, par effet de contagion, une crise de confiance au niveau mondial et l’insolvabilité de nombreux établissements financiers et non financiers. Les conséquences ont été considérables : resserrement des crédits, faillites, krach boursier.

CLa titrisation à l’origine de la contagion de la crise

 La titrisation* des crédits subprimes est à l’origine de la contagion de la crise à l’ensemble du système bancaire et financier mondial. Pour éviter de conserver des crédits très risqués, les banques ont choisi de les titriser, c’est-à-dire de les transformer en titres négociables pour les revendre à d’autres opérateurs en proposant des rendements élevés.

 Mais ces acheteurs, attirés par ces perspectives de profit, n’ont pas toujours véritablement eu connaissance de la nature des titres acquis. Le retournement du marché immobilier et l’augmentation des défauts de paiement ont donc provoqué une réaction en chaîne, fragilisant de nombreux acteurs financiers à l’échelle mondiale.

 Initialement conçue pour mieux répartir les risques, la crise des subprimes révèle toutes les limites de la titrisation : une information incomplète entraîne une mauvaise évaluation des risques.

2Les effets de la crise financière

AUne contraction de l’activité économique

 Par les canaux de transmission classiques (>fiche32), la crise financière* s’est rapidement transformée en une réelle crise économique.

 Dès la fin de l’année 2008, la plupart des pays développés sont entrés en récession, le volume du commerce mondial s’est contracté, le chômage et les déficits publics ont fortement augmenté.

BLes interventions des pouvoirs publics

 L’ampleur de la crise a obligé les pouvoirs publics à intervenir vigoureusement, tout d’abord par la mise en place de plans de sauvetage des banques et plus largement du système financier international. Il s’agit notamment des actions concertées des banques centrales des pays développés (injection de liquidités, facilités de paiement accordées aux banques, baisse des taux d’intérêt, etc.).

 Les États ont mené des politiques de relance budgétaire pour soutenir l’activité. Mais ces politiques ont creusé les déficits publics. Depuis, les États se heurtent à la méfiance des marchés qui doutent de la « soutenabilité » de leur endettement. Ils adoptent alors des politiques de rigueur, là où certains économistes affirment que la conjoncture appelle au maintien des mesures budgétaires de relance.

 La crise financière a donc aussi eu pour effet de renforcer la vulnérabilité des États face aux marchés financiers.

Conclure

La crise des subprimes est un révélateur de l’instabilité de la finance libéralisée et internationalisée, mais aussi de la vulnérabilité des pouvoirs publics en période de crise.

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