La croissance économique

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Classe(s) : Tle ES | Thème(s) : Croissance, fluctuations et crises
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La croissance économique
 
 

FB_Bac_98606_SesT_ES_002

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(>rabats,I)

Qu’est-ce que la croissance économique ? Quelle est la pertinence des indicateurs utilisés pour la mesurer ?

1La croissance : définition et mesure

A  Définition de la croissance

 La croissance économique correspond à l’augmentation, pendant une période longue, de la production de biens et services dans une économie.

 C’est un phénomène durableet irrégulier.

 L’indicateur de croissance retenu est généralement la variation du pib réel (exprimée en %).

B  Le produit intérieur brut (PIB)

 Le pib est un indicateur quantitatif qui permet de mesurer les richesses produites. C’est un agrégat représentant la valeur des biens et services produits pendant une année par les agents résidant sur le territoire national (>chiffres clés, fiche8).

 Il existe trois modes de calcul dupib.

  • Si l’on mesure les richesses créées :

pib= ∑ valeurs ajoutées + impôts sur les produits – subventions sur les produits.

  • Si l’on observe l’utilisation de ce qui a été produit :

pib= consommation finale + investissement + variation des stocks + exportations – importations.

  • Si l’on calcule les revenus distribués lors de la production :

pib= rémunération des salariés +ebe (excédent brut d’exploitation) + impôts sur la production et les importations – subventions.

2Les limites du PIB et les nouveaux indicateurs

A  Le PIB, un indicateur de mesure imparfait

 Le pib ne comptabilise que la production résultant d’une activité rémunérée. Il ne tient compte :

– ni de l’économie souterraine (travail non déclaré ou illégal) ;

– ni des activités hors marché (troc, tâches ménagères, bénévolat) qui représentent pourtant une part non négligeable de la production de biens et services.

 Le pibmesure mal la production non marchande (administrations, services publics…) : il considère que la valeur des services non marchands est égale à leur coût de production.

 Le pibn’intègre pas les externalités, c’est-à-dire les conséquences, positives ou négatives, pour un agent économique, de l’activité d’autres agents. Par exemple, un apiculteur qui profite de la proximité d’un arboriculteur pour obtenir un miel de meilleure qualité pourra le vendre à un prix plus élevé sans augmentation de ses coûts de production (externalité positive). Le pib ignore notamment les effets de l’activité économique sur l’environnement.

 Le pibne donne aucune information sur la répartition des revenus. Par ailleurs, si le pib augmente, rien n’indique que le bien-être de la population s’est amélioré.

B  Les nouveaux indicateurs

Il est donc apparu indispensable de développer de nouveaux indicateurs de richesse.

 L’indicateur de développement humain (idh) du Programme des Nations unies pour le développement (pnud) a été conçu en 1990 pour prendre en compte la dimension qualitative du progrès socio-économique. Il se calcule comme la moyenne géométrique d’un indice d’espérance de vie, d’un indice d’éducation et d’un indice de niveau de vie apprécié par le rnb/habitant en ppa (parité de pouvoir d’achat). L’idh est compris entre 0 et 1 ; plus il est proche de 1, plus le niveau de développement est élevé (>chiffres clés, fiche8).

 D’autres indicateurs proposent une approche plus qualitative :

– l’indice de bien-être économique (ibee) ;

– l’épargne nette ajoutée (ena) ;

– l’indicateur de pauvreté humaine (iph).

Conclure

La croissance, phénomène quantitatif et durable, est mesurée à l’aide du PIB mais cet indicateur purement quantitatif est aujourd’hui remis en cause.