La diversité des primates fossiles

Merci !

Fiches
Classe(s) : Tle S | Thème(s) : Génétique et évolution
Corpus - | Corpus - 1 Fiche
 
La diversité des primates fossiles
 
 

FB_Bac_98621_SvtT_S_015

15

39

3

L’Homme étant proche des « grands singes », il partage une partie de son histoire avec celle, plus générale, des primates. L’étude des fossiles des primates est donc fondamentale pour mieux compren­dre l’histoire de l’Homme.

1Les fossiles des premiers primates

 Datés de – 65 à – 50 millions d’années, les premiers primates fossiles montrent que ces derniers étaient variés (une trentaine d’espèces ont été identifiées) et ne ressemblaient ni à l’Homme actuel, ni aux autres singes : ils étaient de petite taille mais avaient déjà une vie arboricole comme la plupart des primates actuels.

 Les premiers fossiles ressemblant aux singes actuels n’apparaissent que vers – 35 millions d’années.

2La diversité des grands primates fossiles

 Les grands primates actuels, ainsi nommés à cause de leur grande taille, regroupent l’Homme et les « grands singes » (orang-outan, gorille et chimpanzé).

La diversité des grands primates est aujourd’hui réduite car chacun d’eux n’est représenté que par deux espèces, voire une seule (Homo sapiens pour l’Homme).

Les grands primates ont été, dans le passé, un groupe très diversifié : entre – 25 et – 5 millions d’années, une centaine d’espèces ont régné en Eurasie et en Afrique. Suite à un changement climatique, vers – 9 millions d’années, la grande majorité de ces espèces disparaissent, et seules les espèces tropicales essentiellement africaines vont survivre.

 C’est donc dans cette période charnière, située entre – 9 et – 5 millions d’années, et probablement en Afrique, que l’on peut situer l’ancêtre commun à l’Homme et au chimpanzé. Malheureusement, très peu de fossiles de cette époque ont été trouvés jusqu’à présent en Afrique : Toumaï (Sahelanthropus tchadensis), 6 à 7 Ma, ou Orrorin tugenensis (6 Ma) et Ardipithecus kadabba (5,2 à 5,8 Ma).

 Ces espèces présentent un mélange (ou une mosaïque) de caractères que l’on retrouve actuellement :

– chez l’Homme, comme des signes de bipédie : trou occipital avancé pour Toumaï, grande taille du fémur et col du fémur développé pour Orrorin ;

– mais aussi chez le chimpanzé : un volume crânien de 360 cm3 pour Toumaï et des canines développées pour Orrorin et Ardipithécus.

 Aucun de ces fossiles ne peut être à coup sûr considéré comme un ancêtre de l’Homme ou du chimpanzé. L’ancêtre commun à l’Homme et au chimpanzé, qui n’était ni un Homme ni un chimpanzé, reste donc hypothétique.

 Cet ancêtre commun devait posséder toutes les caractéristiques morphologiques, anatomiques et comportementales actuellement communes à l’Homme et au chimpanzé. À partir de la comparaison Homme-chimpanzé, il est possible d’en tracer le portrait-robot : il devait avoir une taille de 1 m pour 30 à 40 kg, une capacité crânienne de 300 à 400 cm3, une bipédie occasionnelle, devait vivre en communauté et avait la capacité de confectionner et d’utiliser des outils rudimentaires.

3Les fossiles plus récents

 Les fossiles, datés de – 4,2 à – 1 million d’années, montrent l’existence de deux groupes très diversifiés : les australopithèques (8 espèces) et les paranthropes (3 espèces).

 Ces espèces possèdent toutes des indices d’une bipédie fondamentalement différente des « grands singes », mais pas aussi affirmée que celle de l’Homme. Leurs capacités crâniennes restent faibles : 380 à 450 cm3 pour les australopithèques, 420 à 600 cm3 pour les paranthropes. Des outils rudimentaires en pierre taillée sont associés à certains paranthropes.

 Ces fossiles ne peuvent cependant pas être considérés comme des ancêtres du genre Homo : les australopithèques possèdent avec ce genre un ancêtre commun, lui aussi hypothétique. Ils montrent en revanche que l’histoire évolutive de l’Homme a été buissonnante et comporte plusieurs rameaux.

>