La domestication des plantes

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Classe(s) : Tle S | Thème(s) : La plante domestiquée
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La domestication des plantes

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Les plantes représentent, pour l’Homme, de multiples ressources (alimentaires, vestimentaires, etc.). Celui-ci, afin de tirer le meilleur parti des cultures, a très tôt essayé de sélectionner les caractères les plus avantageux par le biais de croisements. On parle de domestication.

1Techniques d’amélioration des plantes

 Les techniques de croisements permettent d’obtenir des hybrides et de créer de nouvelles variétés. Elles vont donc être source d’augmentation de la biodiversité.

 La sélection de caractères avantageux pour l’Homme chez la plante domestiquée (rendement, apport nutrionnel) se fait aux dépens des caractères favorables à la plante sauvage en milieu naturel (rusticité, survie, propagation des graines…).

 De nombreuses plantes cultivées ont subi cette domestication. Le maïs, plante originaire d’Amérique du Sud rapportée par Christophe Colomb lors de ses voyages, n’était pas adapté à la consommation humaine (car il créait des carences en vitamine B3) mais l’était pour le bétail.

 L’Homme a par la suite réalisé de nombreux croisements, et de multiples variétés de maïs ont ainsi été créées, dont celles consommées aujourd’hui. Toutes ces variétés actuelles sont très éloignées du maïs sauvage, la téosinte(doc.1).

Doc. 1 Comparaison maïs sauvage – maïs domestiqué.

Caractère


Téosinte


Maïs domestiqué


Épis


Petits


Grande taille


Graines


Peu nombreuses (6 à 12)


Très nombreuses (plusieurs centaines)


Tégument de la graine


Peu digeste


Très digeste


Aptitude à la dispersion


Forte


Faible


Rendement


460 kg/ha


2 000 kg/ha

 La variété sauvage, dont les graines sont robustes, permet une bonne dispersion de l’espèce (via les déjections, >fiche22), alors que la variété domestiquée totalement inadaptée aux conditions d’un milieu naturel assure un bien meilleur rendement.

2Génie génétique et modification du génome des plantes cultivées

 Avec l’essor de la génétique moléculaire, de nouveaux procédés de modification des plantes ont été mis au point.

 La transgenèse est une technique permettant d’agir directement sur le génome des plantes cultivées, en insérant un gène d’intérêt dans le génome de la plante. Elle est basée sur l’universalité du code génétique qui permet d’insérer dans n’importe quelle espèce ­n’importe quel gène, quelle que soit son origine (animale, végétale, etc.).

 L’organisme obtenu possède alors une nouvelle propriété, et est qualifié d’OGM (organisme génétiquement modifié).

exemple Le principal dévastateur du maïs est la larve d’un papillon, la pyrale, qui creuse sa tige et ses épis. Une bactérie du sol, Bacillus thuringiensis, produit une protéine capable de tuer la pyrale qui l’a ingérée. Des scientifiques ont transféré ce gène bactérien dans le génome du maïs afin qu’il produise lui-même cet « insecticide naturel ».

Doc. 2 Un exemple de transgenèse : l’obtention du maïs Bt.

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