La production d’électricité renouvelable ou bas-carbone rejette peu ou pas de dioxyde de carbone. Mais elle n’est pas sans conséquences sur l’environnement et la biodiversité.
ILes métaux rares, stratégiques mais polluants
Les installations liées à la transition écologique comme les éoliennes, les panneaux solaires ou les centrales nucléaires nécessitent des métaux variés, que ce soit pour produire l’électricité, la transporter ou la stocker (doc. 1).
Doc 1 Métaux utilisés dans les technologies de la transition énergétique
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Énergie éolienne
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Nd (Néodynium) et Dy (Dysprosium), Cu (Cuivre), Al (Aluminium), Acier (fer + carbone), etc. |
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Panneaux solaires
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Ag (Argent), Si (Silicium), Cu (Cuivre), In (Indium), Ga (Gallium), Se (Sélénium), etc. |
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Mobilité électrique
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Aimants permanents : Nd, Dy, Cu, Al, acier. Batteries Lithium : Li (Lithium), Ni (Nickel), Co (Cobalt), Mn (Manganèse). |
Terres rares
Métaux rares
Parmi les métaux, les métaux rares comme les terres rares sont des éléments stratégiques pour la fabrication de puces électroniques, d’aimants permanents (éoliennes ou moteurs de véhicules électriques) et de panneaux solaires.
Les terres rares sont présentes sous forme agglomérée dans certains types de minerais. Pour les extraire et les séparer, on fait appel à des procédés délicats et complexes. Ces procédés sont énergivores, grands consommateurs d’eau et polluants (rejets d’acides, de bases, de solvants, de métaux lourds ou d’éléments radioactifs).
Doc 2 Mine de terres rares (Chine)

Le gisement minier de Bayan Obo en Chine assure plus de 40 % de la production mondiale de terres rares (doc. 2). Les effluents toxiques, rejetés lors de l’exploitation du site et stockés dans de gigantesques bassins, contaminent les rivières et nappes phréatiques de la région de Baotou.
IIImpacts des installations sur les écosystèmes
Les barrages hydroélectriques modifient profondément le fonctionnement des cours d’eau. Ils perturbent le régime hydrologique des rivières, diminuent leurs capacités d’auto-épuration, modifient les processus d’érosion et de transport du sable et des sédiments, transforment les habitats des espèces aquatiques et font obstacle à la migration de certains poissons (saumons, anguilles, etc.). Enfin, les barrages constituent un danger en cas de rupture et peuvent aggraver les risques d’inondation en amont des constructions.
Les éoliennes ont un impact sur la faune et la flore. La hauteur des installations peut notamment poser des problèmes aux oiseaux et aux chauves-souris avec le risque qu’ils soient percutés par les pales en mouvement – même si certains dispositifs de détection et d’effarouchement les poussent à contourner les champs d’éoliennes. La biodiversité au pied des éoliennes peut également être touchée : destruction des habitats naturels et entrave à la reproduction de certaines espèces. En France, l’implantation de tout parc éolien est soumis à une autorisation environnementale.
Les parcs photovoltaïques suscitent également des inquiétudes. L’emprise des panneaux est d’environ 0,5 hectare par mégawatt. La surface artificialisée peut être très conséquente ; elle modifie localement les conditions hydriques et d’ensoleillement et affecte les habitats naturels des insectes, reptiles, amphibiens, oiseaux, chauve-souris, etc.
À NoTER
En France certains très gros projets photovoltaïques, comme celui de TotalEnergies dans le Quercy ou bien « Horizeo » en Gironde, sont contestés.


