La France et l’unité allemande

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Classe(s) : 1re Générale | Thème(s) : La France dans l’Europe des nationalités (1848-1871)
 

D’abord soutenue par Napoléon III au nom du principe des nationalités, la construction de l’unité allemande, menée par le chancelier Bismarck, rend bientôt inévitable un affrontement avec la France.

I L’Allemagne au milieu du xixe siècle

En 1850, les Allemands vivent dans trente-neuf États, dominés par deux puissances : l’Autriche, à la tête d’une Confédération germanique, et la Prusse.

L’empereur d’Autriche François-Joseph Ier souhaite maintenir l’équilibre européen du congrès de Vienne (1815). Au contraire, le roi de Prusse Guillaume Ier et son chancelier Bismarck veulent le remettre en cause en réalisant l’unité des Allemands.

mot clé

Le Zollverein est une union douanière et économique entre les États allemands, à l’exception de l’Autriche.

De 1850 à 1862, la Prusse connaît un remarquable essor économique. Il s’appuie sur le Zollverein, une industrie puissante et un réseau ferroviaire dense.

Son armée, réorganisée (service militaire de trois ans), nombreuse et bien équipée (canons Krupp), devient l’une des plus puissantes d’Europe.

II La France, d’abord soutien… (1862-1866)

Napoléon III, défenseur du principe des nationalités, entend réviser les traités issus du congrès de Vienne. L’Autriche lui apparaît comme un obstacle à ce projet.

Peu soucieux de la question des nationalités, Bismarck considère l’Autriche comme une entrave à la réalisation de l’unité allemande. Il s’appuie donc sur la France pour l’affaiblir : ainsi en 1865, il s’assure de la neutralité française sur la question des duchés en échange de quelques compensations.

En 1866, à la suite d’une provocation du gouvernement prussien, la guerre s’engage entre la Prusse et l’Autriche, soutenue par les États allemands. Après sa défaite à Sadowa, en juillet, l’empereur François-Joseph doit se plier aux conditions des vainqueurs. Napoléon III joue les médiateurs pour préserver l’indépendance des États d’Allemagne du Sud.

La paix de Prague (1866) permet à la Prusse de s’étendre et de prendre la tête d’une confédération d’Allemagne du Nord. Les États du sud, tout en restant indépendants, signent avec Berlin des conventions militaires prévoyant un commandement prussien unique en cas de guerre.

III …puis adversaire de l’unité allemande (1867-1870)

1 De la montée des tensions franco-prussiennes à la guerre de 1870

Après Sadowa, Napoléon III prend conscience de la dangereuse montée en puissance de la Prusse. C’est pourquoi il réclame des compensations à Bismarck (la Sarre). Le chancelier ne donne pas suite à ses demandes.

À la suite d’un différend diplomatique, Napoléon III déclare la guerre à la Prusse en juillet 1870. L’armée des États allemands coalisés, est plus nombreuse, mieux équipée et mieux organisée que l’armée impériale.

L’armée française défaite à Sedan le 1er septembre 1870 doit capituler ; ­Napoléon III est fait prisonnier. Le 4 septembre, la République est proclamée ; un gouvernement de Défense nationale constitué.

2 La naissance de l’Empire allemand

Les États allemands du sud acceptent d’intégrer la Confédération dirigée par la Prusse. Le 18 janvier 1871, à Versailles, Guillaume Ier est proclamé empereur des Allemands. L’unité allemande est réalisée.

L’annexion de l’Alsace et de la Lorraine en mai 1871 parachève cette unité.