La gestion des systèmes de santé

Merci !

Fiches
Classe(s) : Tle ES | Thème(s) : Économie et démographie
Corpus - | Corpus - 1 Fiche
&nbsp
La gestion des syst&egrave mes de sant&eacute

FB_Bac_98602_EcoT_ES_009

9

25

3

Quel est le r&ocirc le des pouvoirs publics et du march&eacute dans la gestion des syst&egrave mes de sant&eacute   ?

1Le r&ocirc le des pouvoirs publics dans la gestion de la sant&eacute

ALa place des pouvoirs publics dans la gestion du  syst&egrave me  de  sant&eacute

&thinsp Dans les pays o&ugrave le syst&egrave me de sant&eacute est principalement financ&eacute par l&rsquo imp&ocirc t (&gt fiche7), les pouvoirs publics jouent un r&ocirc le essentiel dans la gestion du syst&egrave me de sant&eacute . Dans ces syst&egrave mes nationaux de sant&eacute , les h&ocirc pitaux appartiennent aux collectivit&eacute s publiques, et les m&eacute decins hospitaliers ont un statut de salari&eacute de la fonction publique. Quant aux m&eacute decins g&eacute n&eacute ralistes, ils sont sous contrat avec le syst&egrave me de sant&eacute public, comme en Grande-Bretagne, ou employ&eacute s directement par les centres de sant&eacute locaux, comme en Su&egrave de et en Finlande.

&thinsp L&rsquo &Eacute tat reste un acteur essentiel de la gestion du syst&egrave me de sant&eacute , m&ecirc me si celle-ci est assur&eacute e par des organismes paritaires de service public. En effet, l&rsquo &Eacute tat produit les textes juridiques, exerce une tutelle sur les organismes de S&eacute curit&eacute sociale et finance en partie la protection sociale.

BLes probl&egrave mes pos&eacute s par l&rsquo intervention des pouvoirs publics

&thinsp La r&eacute gulation administr&eacute e* peut &ecirc tre justifi&eacute e par deux crit&egrave res  : l&rsquo efficacit&eacute et l&rsquo &eacute quit&eacute . En effet, seule l&rsquo intervention des pouvoirs publics permet d&rsquo am&eacute liorer la sant&eacute de l&rsquo ensemble de la collectivit&eacute , mesur&eacute e par l&rsquo esp&eacute rance de vie. Quant &agrave l&rsquo &eacute quit&eacute , elle signifie une offre de soins &eacute quivalente suivant les r&eacute gions et un acc&egrave s aux soins &eacute galitaire suivant la cat&eacute gorie sociale.

&thinsp Cependant, il semble que l&rsquo am&eacute lioration de la situation sanitaire de la population ne justifie pas l&rsquo &eacute volution croissante de la part des d&eacute penses de sant&eacute dans les d&eacute penses publiques. De plus, des in&eacute galit&eacute s dans l&rsquo offre de soins entre les r&eacute gions demeurent, et on observe d&rsquo importantes disparit&eacute s de recours aux soins, en France par exemple, notamment en ce qui concerne les soins les plus co&ucirc teux et les moins biens couverts.

2Le r&ocirc le du march&eacute dans la gestion de la sant&eacute

ALa place du march&eacute dans la gestion du syst&egrave me de sant&eacute

&thinsp Dans le cas d&rsquo une r&eacute gulation marchande* du syst&egrave me de sant&eacute , des assurances priv&eacute es en concurrence couvrent les risques li&eacute s &agrave la sant&eacute . Le montant des cotisations et des remboursements d&eacute pend du contrat pass&eacute avec la compagnie d&rsquo assurances. Aux &Eacute tats-Unis, les m&eacute decins consult&eacute s, s&rsquo ils sont des m&eacute decins lib&eacute raux, doivent &ecirc tre agr&eacute &eacute s par les compagnies d&rsquo assurances, et sont m&ecirc me parfois salari&eacute s pour ces compagnies.

&thinsp Ces compagnies d&rsquo assurances peuvent &ecirc tre de type mutualiste  : dans ce cas, leurs prestations et leurs prix ne sont pas propos&eacute s en fonction du profil de risque encouru par l&rsquo assur&eacute .

&thinsp Malgr&eacute tout, l&rsquo &Eacute tat peut intervenir en proposant une protection pour les plus pauvres ou les plus &acirc g&eacute s (respectivement Medicaid et Medicare aux &Eacute tats-Unis), ou encore en r&eacute glementant les march&eacute s.

BLes probl&egrave mes pos&eacute s par la r&eacute gulation marchande

&thinsp Les compagnies d&rsquo assurances ne peuvent conna&icirc tre parfaitement l&rsquo &eacute tat de sant&eacute de leurs clients, et appliquent donc un niveau de cotisations moyen. Cela peut d&eacute courager ceux qui ont un profil de risque faible de s&rsquo assurer  : c&rsquo est la s&eacute lection adverse*. Des incitations p&eacute cuniaires* peuvent alors les encourager &agrave le faire.

&thinsp Lorsqu&rsquo un assur&eacute a sign&eacute un contrat avec sa compagnie d&rsquo assurances, il peut adopter des comportements qui augmentent les risques de sant&eacute , puisqu&rsquo il est certain d&rsquo &ecirc tre rembours&eacute   : c&rsquo est l&rsquo al&eacute a moral*. Cependant, ce ph&eacute nom&egrave ne n&rsquo est pas propre &agrave la r&eacute gulation par le march&eacute .

Conclure

La gestion publique des syst&egrave mes de sant&eacute conna&icirc t des probl&egrave mes de financement. Cependant, la gestion marchande du syst&egrave me de sant&eacute risque de le rendre moins &eacute quitable.

>>