La gouvernance économique mondiale à l’épreuve de la crise (1975-années 1990)

Merci !

Fiches
Classe(s) : Tle S | Thème(s) : Gouverner à l'échelle mondiale : une gouvernance économique depuis 1975
Corpus Corpus 1
La gouvernance économique mondiale à l’épreuve de la crise (1975-années 1990)

FB_Bac_98614_HgeT_S_026

26

63

5

Quelle gouvernance économique mondiale mettre en place dans un contexte
de ralentissement de la croissance ?

1La fin du système de Bretton Woods

 En 1944, les accords de Bretton Woods ont édifié un système monétaire international censé réguler l’économie mondiale, afin d’éviter de nouvelles crises comme celle des années 1930. La monnaie de référence est alors le dollar, convertible en or, et le fmi (Fonds monétaire international) est chargé de maintenir la stabilité des changes.

 Pendant les Trente Glorieuses, les États-Unis dominent les échanges et imposent leur hégémonie. Les droits de douane sont abaissés par la mise en place du gatt (1947), favorisant le libre-échange.

 Dès la fin des années 1960, la croissance économique mondiale ralentit, car les coûts de production augmentent. Les États-Unis, qui doivent financer à la fois la conquête spatiale, la guerre du Vietnam et l’État-providence, ont recours à la fabrication de monnaie. Cela conduit le président Nixon à annoncer, le 15 août 1971, la fin de la convertibilité du dollar en or (officielle par les accords de Kingston en 1976). (>fiche6)

 La dépréciation du dollar, entre autres, incite les pays exportateurs de pétrole à augmenter fortement leurs prix en 1973 et 1979 (chocs pétroliers), ce qui aggrave la crise. (>fiche13)

2La victoire du libéralisme

 La crise favorise l’avènement du néolibéralisme. Née dans les pays anglo-saxons, cette théorie attribue la crise aux perturbations monétaires et aux interventions de l’État dans l’économie. Pour la combattre, elle préconise des politiques de rigueur et l’ouverture aux échanges. Elle s’appuie sur l’autorégulation des marchés, garantie par les organisations internationales.

 Ainsi, une nouvelle réduction des barrières douanières est négociée. En 1986 s’ouvre l’Uruguay Round, le plus grand cycle de négociation du gatt (117 pays). Il vise toutes les formes de protectionnisme (quotas, normes).

 Le fmi et la Banque mondiale conditionnent désormais leurs prêts à l’adoption de mesures de libéralisation, appelées « plans d’ajustement structurel » : abaissement des barrières douanières, réduction des dépenses publiques, privatisations, etc. L’aide au développement diminue.

 Ces politiques libérales font exploser les échanges de biens et de services et contribuent à la création d’un marché mondial des capitaux : on parle de globalisation financière.

3L’affirmation de nouveaux acteurs

 À partir de 1974, le g6, groupe de discussion et de partenariat économique, se réunit chaque année. Il rassemble six pays parmi les plus puissants du monde : États-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie. Il s’élargit au Canada en 1976 puis à la Russie en 1998 pour former le g8.

 Les firmes transnationales des pays du Nord délocalisent leur production, notamment vers les pays du Sud où le coût de la main-d’œuvre est faible. Elles constituent des groupes de pression.

 Pour stimuler les échanges avec leurs voisins et coordonner leurs politiques économiques, les pays tendent à se regrouper au sein d’organisations régionales continentales : ue, alena (Accord de libre-échange nord-américain), Mercosur, asean.

 Portés par le dynamisme du Japon, les npia(nouveaux pays industrialisés d’Asie : Hong-Kong, Singapour, Corée du Sud, Taïwan) jouent un rôle croissant dans l’économie mondiale. La Chine communiste s’ouvre aux investissements étrangers en 1979 : l’économie mondiale devient multipolaire. (>fiche9)

Conclure

Dans les années 1970, les difficultés de l’économie américaine conduisent à l’abandon du système
de Bretton Woods. La gouvernance économique mondiale fait intervenir de nouveaux acteurs et se concentre sur
les règles de la concurrence et le libre accès aux marchés.

>