La guerre d’Algérie

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Classe(s) : 1re ES - 1re L - 1re S | Thème(s) : Colonisation et décolonisation - La République française face aux enjeux du XXe siècle
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La guerre d’Algérie
L•ES•S
 
 

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Pourquoi et comment la France perd-elle l’Algérie ?

1Une remise en question du colonialisme

? La France, vaincue en 1940, perd une partie de son prestige auprès de ses colonies. L’onu* réaffirme le « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » (article 1 de la Charte, 1945), déjà proclamé par le président des États-Unis Wilson dans ses « 14 points » en 1918.

? Les deux Grands soutiennent la décolonisation : les États-Unis en tant qu’ancienne colonie britannique et l’urss au nom de l’anti-impérialisme.

2La guerre d’Algérie (1954-1962)

ALa situation en 1954

?L’Algérie, française depuis 1830, compte 8,5 millions de musulmans et un peu moins d’un million d’Européens. L’économie est dualiste : l’agriculture européenne est moderne tandis que l’agriculture musulmane est peu productive. Les emplois industriels sont principalement occupés par les Européens. En 1954, un garçon musulman seulement sur cinq est scolarisé, une fille sur seize.

? Le statut de 1947 a accordé la citoyenneté française aux Algériens. Mais ils sont sous-représentés et les élections sont truquées.

? Une opposition existe en Algérie mais elle est faible (depuis l’insurrection sanglante de Sétif en 1945) et divisée. Les aspirations des Algériens à l’indépendance se heurtent à celles des pieds-noirs (nom donné aux Européens installés en Afrique du Nord).

BHuit ans de guerre

? Le 1er novembre 1954, une série d’attentats commis en Algérie par le fln (Front de Libération nationale) marque le début de la guerre d’Algérie (la « Toussaint rouge »). En visite à Alger en février 1956, le président du Conseil, Guy Mollet, décide de l’envoi du contingent. 2 700 000 jeunes Français seront ainsi envoyés comme appelés du contingent.


 

citation « Je vous ai compris. […] Je vois que la route que vous avez ouverte en Algérie, c’est celle de la rénovation et de la fraternité. » Ch. de Gaulle, 1958

?L’émeute du 13 mai 1958 à Alger entraîne la chute de la IVRépublique et ramène le général de Gaulle au pouvoir. Les colons européens espèrent qu’avec lui, l’Algérie restera française. Nommé président du Conseil, de Gaulle prononce à l’occasion d’un voyage en Algérie sa formule célèbre : « Je vous ai compris ».

? Cependant, considérant que la décolonisation de l’Algérie est inéluctable, il reconnaît aux Algériens le droit à l’autodétermination (possibilité de choisir librement son statut politique) en septembre 1959. Lors du référendum de janvier 1961, cette solution est approuvée par 75 % des Français de métropole mais massivement rejetée par les pieds-noirs.

? Se sentant trahis, des pieds-noirs et d’anciens militaires créent, en février 1961, l’oas (Organisation armée secrète), dont le but est de s’opposer par tous les moyens à la politique du général de Gaulle. Cette organisation multiplie les attentats en France et en Algérie pour empêcher les négociations qui doivent aboutir à l’indépendance de l’Algérie. En avril 1961, le putsch des généraux (Maurice Challe, Edmond Jouhaud, Raoul Salan et André Zeller) à Alger visant à renverser De Gaulle échoue.

CLes accords d’Évian

? En mars 1962, suite à de longues négociations avec le fln, les accords d’Évian aboutissent à l’indépendance de l’Algérie. Celle-ci est proclamée le 3 juillet 1962 au terme d’un conflit sanglant de huit ans. La guerre aurait fait près de 500 000 morts (en majorité des Algériens musulmans), les pertes françaises se situant autour de 30 000 hommes. C’est la fin de la colonisation française.

? Un million de pieds-noirs et de nombreux harkis (Algériens qui ont servi comme auxiliaires de l’armée française en Algérie et sont victimes de représailles) quittent l’Algérie pour la France.

Conclure

Depuis l’indépendance de l’Algérie en 1962, les relations franco-algériennes restent tendues.

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