La lutte contre les inégalités

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Classe(s) : Tle ES | Thème(s) : Justice sociale et inégalités
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La lutte contre les inégalités

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Quels sont les fondements des politiques de lutte contre les inégalités ?

1Une exigence de justice sociale

AUne construction politique et morale

 La justice sociale est fondée sur la recherche d’une répartition équitable des droits sociaux et des devoirs, au sein d’une collectivité, en fonction de la situation personnelle des individus. On la qualifie de construction politique, car elle résulte d’une série de choix collectifs.

 La justice sociale est aussi une construction morale, car elle s’appuie sur des principes comme l’égalité des droits ou l’égalité des chances, guidés par des valeurs sociales. En France, le principe d’égalité des droits devant l’accès aux soins a favorisé la mise en place d’une sécurité sociale publique (choix politique).

BTrois approches de la justice sociale

 La justice commutative repose sur l’échange et les relations commerciales, et garantit la situation personnelle et la liberté individuelle.

 La justice distributive s’appuie sur l’égalité des chances, elle détermine entre les personnes le partage des biens en fonction de leur mérite.

 La justice redistributive affirme la nécessité d’une intervention de l’État pour corriger des inégalités sociales qui résultent d’une mauvaise allocation des ressources par le marché.

(>schéma, fiche45).

2Qu’est-ce que l’égalité ?

AL’égalité, un principe démocratique

La lutte contre les inégalités répond à une exigence de justice sociale, elle-même fondée sur la recherche de l’égalité entre les hommes.

 Pour Alexis de Tocqueville (1805-1859), qui a analysé les fondements de la démocratie à travers l’exemple américain, la démocratie est un véritable État social fondé sur le principe d’égalité et l’égalité (ou égalisation) des conditions (>dépliant,III).

 L’égalisation des conditions repose sur le respect de :

– l’égalité des droits, qui implique que les citoyens soient égaux en droit, le droit étant issu de la loi élaborée par des législateurs élus par le peuple ;

– l’égalité des chances, qui, par exemple en France, s’incarne dans l’école républicaine en mettant chaque enfant à égalité avec les autres car elle est gratuite, laïque et les programmes sont unifiés ;

– l’égalité des situations, qui résulte de l’égalité des droits et des chances, et rapproche les individus en dépit de l’inégalité économique : « À tout moment le serviteur peut prendre la place du maître. »

BLes limites du principe d’égalité


date clé Depuis 2011, le Défenseur des droits (autorité constitutionnelle indépendante) combat les discriminations directes ou indirectes dans le domaine de l’emploi, du logement, de l’éducation et de l’accès aux biens et services, sur la base des 20 critères prohibés par la loi, comme l’origine ou le handicap.

 L’inégalité a de multiples racines, dont l’une des plus importantes est liée à l’origine et à la situation sociale de chacun. Par exemple, la réussite scolaire est liée en partie à la dotation inégale des familles en capital culturel et économique.

 L’égalité se heurte à la discrimination, qui consiste en une différence de traitement entre les individus en raison d’un critère prohibé par la loi tel que l’âge, le sexe ou la couleur de peau.

 Il existe également une discrimination indirecte quand un critère apparemment neutre désavantage particulièrement des personnes par rapport à d’autres : par exemple, la pratique qui consiste à classer un travailleur handicapé à un niveau inférieur à celui qui est le sien, au motif que son diplôme a été obtenu dans le cadre d’une formation en centre de rééducation professionnelle.

Conclure

La lutte contre les inégalités suppose une exigence de justice sociale. Celle-ci s’appuie sur des principes démocratiques d’égalité des droits, des chances et des situations. Lutter contre les inégalités suppose aussi de lutter contre les discriminations.

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