La nomenclature des catégories socioprofessionnelles

Merci !

Fiches
Classe(s) : Tle ES | Thème(s) : Classes, stratification et mobilité sociales
Corpus - | Corpus - 1 Fiche
 
La nomenclature des catégories socioprofessionnelles

FB_Bac_98606_SesT_ES_029

29

69

5

(>rabats,VI)

L’analyse des catégories sociales par la nomenclature des PCS est-elle encore pertinente ?

1La nomenclature des PCS

chiffres clés La multiplication des situations professionnelles a obligé à construire une nomenclature plus détaillée en 1982 : 24 postes et 42 catégories, dont 32 pour les actifs.

 La nomenclature des catégories socioprofessionnelles (csp) a été élaborée par l’insee au début des années 1950, puis remplacée en 1982 par la nomenclature des professions et catégories socioprofessionnelles (pcs). Cette nomenclature propose un classement qui découpe la société en grandes catégories liées aux professions.

 Plusieurs critères de différenciation ont été retenus : statut (indépendant ou salarié), secteur d’activité, niveau de responsabilité (place dans la hiérarchie), travail manuel/intellectuel, activité/non-activité.

2La remise en cause de la nomenclature des PCS

 L’homogénéité des catégories socioprofessionnelles telles qu’elles sont définies est discutable et atténue les spécificités de chaque groupe. La pcs2, qui va du petit artisan au dirigeant de grande entreprise, et la pcs3, qui regroupe les professeurs de collège, les cadres dirigeants d’entreprise et les médecins spécialistes, sont, par exemple, des regroupements de professions très différentes.

 Les frontières entre catégories sont parfois floues et la distinction entre contremaîtres, techniciens et ouvriers hautement qualifiés, par exemple, n’est pas toujours évidente. Il en est de même pour le classement des personnes dont la qualification individuelle, mesurée par le niveau de diplôme, diffère de la qualification de l’emploi occupé en cas de dévalorisation du diplôme.

 La multiplicité des critères de différenciation sociale oblige à réfléchir sur la pertinence de la nomenclature des pcs. La diversité des groupes sociaux et la fragmentation du statut social contribuent à brouiller les frontières et les schémas ordinaires.

3D’autres grilles de lecture sont nécessaires

ADe nouveaux clivages sociaux

 Aujourd’hui, d’autres clivages de la société ont surgi sur la base de critères « ethniques » (Français/immigrés), culturels (religion) et sociaux (emploi stables/emploi précaires ; jeunes/seniors ; exclus…).

 Ces clivages remettent en cause la classification en pcs. Par exemple, les individus ayant des statuts précaires, avec des emplois intérimaires, des contrats à durée déterminée ou des stages, n’apparaissent pas dans la nomenclature.

BVers d’autres classifications

 Certains pays ont élaboré des classifications plus complexes, inspirées de la classification internationale type de professions (citp) mise au point par le Bureau international du travail (bit). Celle-ci accorde moins d’importance à la profession et au métier en s’appuyant sur d’autres critères : niveau d’études, de responsabilité, secteur d’activité (tertiaire), type de travail (vente, par exemple).

 La Grande-Bretagne, avec la classificationseg (socio-economics groups), croise statut et professions. Cette classification présente l’avantage de mieux faire apparaître le statut social au sein de la hiérarchie des professions. Elle ne distingue notamment pas employeurs et cadres dirigeants. Dans le même ordre d’idées, le niveau d’études et la qualification élevée l’emportent sur le clivage salariés/indépendants. Par exemple, le même terme (professionals) sert à désigner les professions libérales et les salariés à haute compétence.

Conclure

La nomenclature des PCS tend à s’éloigner de la réalité des groupes sociaux et d’autres grilles de lecture sont nécessaires. Certains pays, sur le modèle de la CITP, ont fait évoluer cet outil.

>>