La participation électorale

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Classe(s) : 1re Générale | Thème(s) : Voter : une affaire individuelle ou collective ?


Dans une démocratie représentative, le vote est un acte essentiel de la participation politique. Cependant, la participation électorale comprend plusieurs dimensions et dépend de plusieurs facteurs.

I Les dimensions de la participation électorale

1 L’inscription sur les listes électorales

Pour pouvoir voter, les citoyens doivent être inscrits sur les listes électorales de leur commune de résidence. Pour être inscrit, en France, il faut être âgé d’au moins 18 ans, avoir la nationalité française (les citoyens européens peuvent être inscrits sur des listes complémentaires pour participer aux élections municipales ou européennes), et jouir de ses droits civils et politiques.

Depuis 1997, les jeunes de 18 ans ayant participé au recensement sont inscrits automatiquement sur les listes électorales. Si ce n’est pas le cas, ils doivent effectuer une démarche volontaire, notamment pour ceux qui ont déménagé ou qui ont acquis la nationalité française.

2 Participation électorale et abstention

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Il faut distinguer le vote blanc, qui est un suffrage non exprimé, et l’abstention. Ni le vote blanc ni l’abstention ne sont pris en compte dans les résultats de l’élection.

Le vote est l’expression de la participation électorale. En France, voter n’est pas une obligation et les citoyens inscrits sur les listes électorales ont la possibilité de s’abstenir. On peut donc définir l’abstention comme le refus volontaire de participer à une élection.

Le taux d’abstention mesure la part des inscrits sur les listes électorales n’ayant pas voté lors d’une élection. Ce taux complète le taux d’inscription sur les listes pour mesurer la participation électorale.

II Les déterminants de la participation électorale

1 Les déterminants de l’inscription électorale

Si le taux d’inscription électorale reste à peu près stable (proche de 90 %), on peut cependant mettre en évidence des déterminants sociaux expliquant la non-inscription. Si on excepte les non-inscrits volontaires, le plus souvent on retrouve des populations mal intégrées dans la société ou indifférentes à la politique, surtout des jeunes et des personnes culturellement ou scolairement défavorisées.

En principe, l’inscription sur les listes électorales est obligatoire mais la non- inscription n’est pas sanctionnée. Cependant, s’inscrire résulte d’une démarche volontaire auprès des services administratifs. Cette démarche peut avoir un coût pour des populations éloignées des lieux d’inscription.

Si les procédures d’inscription ont été facilitées depuis la fin des années 1990, il existe toujours un certain taux de mauvaise inscription qui empêche les citoyens de voter. C’est le cas pour les changements de résidence ou pour les personnes venant d’acquérir la nationalité française.

2 Les déterminants de l’abstention

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En France, au xixe siècle, le cens était un seuil d’imposition qui permettait à un citoyen d’être électeur.

L’abstention peut être analysée comme le signe d’une mauvaise intégration dans la société. Elle est aussi corrélée à l’intérêt pour la politique et au sentiment de compétence politique, ce que le sociologue Daniel Gaxie a qualifié de « cens caché ».

Depuis les années 1970, la progression de l’abstention concerne surtout l’abstention intermittente. Les électeurs s’abstiennent en fonction du contexte de l’élection (national, local, européen) et de la personnalité des candidats. Les abstentionnistes intermittents sont plutôt bien intégrés socialement et politisés.