La participation politique

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Classe(s) : Tle ES | Thème(s) : La participation politique
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La participation politique

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L’identification partisane s’exprime par la participation politique. Quels sont les formes et les facteurs de la participation politique ?

1Les formes de la participation politique

ALes répertoires de l’action politique

 La participation politique correspond à l’ensemble des modalités d’action dans la sphère publique. Elle vise à infléchir les choix des gouvernants.

 L’historien et sociologue américain Charles Tilly a forgé le concept de « répertoire de l’action collective* » pour rendre compte des évolutions historiques des modes d’action politique. Il observe une évolution en trois temps de ce qu’il appelle l’action collective.

  • Avant la Révolution industrielle, les actions collectives s’opèrent essentiellement dans un cadre local et ont peu de liens entre elles. Elles sont le plus souvent sous la coupe d’autorités reconnues.
  • Après la Révolution industrielle, les formes de l’action collective évoluent : elles ont désormais un caractère national et tendent à s’autonomiser grâce à l’émergence de nouveaux acteurs (syndicats, associations, etc.).
  • Aujourd’hui, l’accentuation du processus de mondialisation contribue à élargir l’espace des revendications en accordant une place plus grande aux questions politiques internationales (manifestations altermondialistes ou écologiques, par exemple).

BParticipation conventionnelle et non conventionnelle

 La participation conventionnelle correspond à la participation politique ordinaire, ritualisée et organisée (vote, militantisme). Cette modalité de participation accorde un rôle important aux représentants politiques.

 La participation non conventionnelle repose davantage sur une logique d’opposition entre les citoyens et les représentants politiques (manifestations, pétitions, actions symboliques). Elle prend parfois appui sur de nouvelles organisations (coordinations, associations).

2La participation politique, une action irrationnelle

ALe paradoxe de l’action collective

 Selon l’économiste américain Mancur Olson, l’inscription des individus dans des mouvements collectifs est paradoxale. En considérant que l’action individuelle repose sur une logique de rationalité (comparaison des coûts et des avantages), Olson estime que, dans une action collective mobilisant des grands groupes (grève, manifestation, etc.), l’attitude la plus rationnelle est d’agir en passager clandestin. En effet, comme les gains issus de la mobilisation sont des biens collectifs (ils bénéficient à tous), les individus ont intérêt à ne pas participer pour ne pas en supporter les coûts (perte de salaire et de temps, risque de représailles, etc.).

 Selon cette approche utilitariste, l’existence de mouvements collectifs s’explique alors par la mise en œuvre de rétributions sélectives (qui ne profitent qu’aux membres engagés dans l’action), ou encore parce qu’ils concernent des groupes de petite taille dans lesquels le contrôle social est plus fort.

BLes facteurs de la participation politique

D’autres approches considèrent que la participation politique ne se limite pas à la seule logique de la rationalité individuelle.

 Elle résulte aussi du processus d’identification des individus à une collectivité.

 Elle est également fonction de l’intérêt que les individus manifestent pour la politique et du degré de compétence politique qu’ils éprouvent (>fiche17).

 En outre, la participation politique revêt une dimension émotionnelle : la recherche d’un intérêt ne concentre pas toutes les motivations de l’action ; la colère, la fierté, l’indignation sont également des motifs de protestation.

Conclure

La participation politique ne se limite pas à la pratique du vote, il existe un large répertoire de l’action politique.

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