Fiche de révision

La place de l'art dans la société

Contenu

A Pourquoi l'homme crée-t-il et que crée-t-il ?

Pendant longtemps, on a considéré que l'homme ne créait que sous la contrainte ou parce qu'il avait besoin de quelque chose. La créativité s'exerçait alors de deux manières : grâce à l'imagination et l'observation du réel. Pourtant, on pourrait objecter que l'homme n'est pas le seul à créer : certains animaux en font de même. Ainsi, le castor fabrique des bar- rages sur les cours d'eau, les abeilles fabriquent du miel… Cependant, la différence entre l'homme et l'animal est que celui-ci ne crée pas dans un but pensé ou réfléchi, à la différence de l'homme ; c'est son instinct qui dicte à l'animal de fabriquer ou de faire quelque chose.

B La question de l'art et du beau

Le beau est à la fois une question personnelle qui renvoie à l'intime et en même temps une valeur générale. Ce n'est pas le sujet choisi en lui-même qui est apprécié, mais la beauté de ce qui est fait. Aussi, certains artistes ont eu à représenter des sujets laids et pourtant leur peinture est belle (voir à ce propos la peinture de l'espagnol Goya).

C Un objet utile peut-il représenter une forme d'art ?

Longtemps, l'objet n'a été considéré que dans sa dimension utilitaire. La différenciation entre artiste et artisan n'est apparue qu'au XVIIIe siècle, lorsque des écrivains ou des philosophes ont décidé de regarder la peinture comme une œuvre et donné un statut particulier à son auteur. Ainsi, le peintre est devenu un artiste et non plus un artisan.

Par ailleurs, il était acquis qu'une œuvre d'art était unique et irremplaçable. Cependant aujourd'hui, certains objets de la vie quotidienne sont exposés dans des musées pour saluer et rendre hommage à leur auteur. C'est notamment le cas de certains objets créés par Philippe Starck exposés dans les musées d'art moderne.

Le public lui-même est sensible à la beauté de certains objets qu'il a plaisir à mettre en évidence chez lui. On assiste donc à une confusion des genres entre l'appréciation du beau dans l'art et l'appréciation esthétique de l'objet.

L'émergence du marché de l'art après la Première Guerre mondiale a contribué à cette confusion. Désormais, toute œuvre d'art est valorisée et subit la loi de l'offre et de la demande. Jusque-là, l'œuvre d'art n'avait pas de prix. Elle était le résultat d'une commande ou d'une initiative de l'artiste ; elle était donc parfois achetée mais rarement revendue et pas dans un but de spéculation.

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