La poésie du Moyen Âge au XVIIIe siècle

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Classe(s) : 1re ES - 1re L - 1re S - 1re STI2D - 1re STMG - 1re ST2S - 1re STL | Thème(s) : Écriture poétique et quête du sens
Corpus - | Corpus - 1 Fiche
 
La poésie du Moyen Âge au XVIIIe siècle

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Au cours de cette période, la poésie connaît renouveau et ruptures.

1Le Moyen Âge (du XIe au XIIIe siècle)

 La poésie est la forme littéraire dominante puisque les premiers romans sont en vers. Les longs poèmes assonancés (>fiche30) sont chantés, les rimes ne sont introduites qu’au xiiie siècle.

 La chanson de geste narre les hauts faits guerriers et les amours des chevaliers (Chanson de Roland). La chanson courtoise s’adresse à une noble dame dont l’amour est inatteignable. La pastourelle est un poème dans lequel un aristocrate courtise une jeune bergère.

2Les XIVe et XVe siècles

 La poésie se dégage de la narration et devient plus lyrique, plus personnelle. Les formes fixes comme la ballade et le rondeau (>fiche30) sont introduites (Villon, Charles d’Orléans).

Frères humains qui après nous vivez,

N’ayez les cœurs contre nous endurcis,

Car, si pitié de nous pauvres avez,

Dieu en aura plus tôt de vous mercis.

François Villon, La Ballade des pendus, vers 1462.

 À la fin du xve siècle, ceux qu’on appelle les «grands rhétoriqueurs» font de la poésie le domaine de la prouesse formelle.

3Le XVIe siècle

 Les auteurs de la Pléiade renouvellent la poésie française par l’apport de formes imitées de l’Antiquité (odes, hymnes) et de la renaissance italienne (le sonnet). Les poètes retrouvent des formes anciennes comme la satire, l’épigramme et l’épître (Marot, Petite Épître au roi).

 Les thèmes dominants sont la célébration de la nature, la souffrance amoureuse d’inspiration pétrarquiste ou la glorification d’une femme idéalisée (Scève, du Bellay, Ronsard).

 Le carpe diem, invitation à profiter des plaisirs de la vie, est un thème cher à Ronsard. Du Bellay exprime sa nostalgie dans Les Regrets et Les Antiquités de Rome.

 Quelques poètes (Ronsard, Agrippa d’Aubigné) se mobilisent au temps des guerres de religion : ils manient le poème comme une arme.

4Le XVIIe siècle

Le siècle est partagé entre baroque et classicisme (>fiche7).

ALe baroque

 Pour dire l’illusion, l’instabilité du monde, les poètes utilisent antithèses, oxymores, répétitions et métaphores.

 Le versant burlesque du baroque est illustré par Théophile de Viau, Tristan l’Hermite et Saint-Amant. Ils pratiquent une poésie irrévérencieuse qui traite d’objets du quotidien ou qui se moque des figures de la mythologie.

BLe classicisme

 Le classicisme rompt ouvertement avec le siècle précédent. Boileau, dans son Art poétique, prend position pour Villon, Marot et contre Ronsard à qui il reproche d’être tombé dans une pédanterie « grotesque ». Il fixe les règles à suivre (régularité du mètre, place des césures et des coupes). Les sujets doivent être nobles. Le vers classique se développe dans la tragédie.

 La poésie précieuse du xviie siècle (Voiture, Sonnet d’Uranie) est critiquée par Boileau parce qu’elle s’éloigne du « droit sens », elle ne serait que « faux brillant », jeux mondains dénués de sens.

 Poète singulier, La Fontaine renouvelle les fables en vers et pratique une poésie galante (Adonis).

5Le XVIIIe siècle

Le siècle des Lumières, siècle de la raison, délaisse un peu la poésie. On peut néanmoins citer André Chénier (La Jeune Tarentine et La Jeune Captive) considéré par les romantiques comme un de leurs précurseurs.

Conclure

La place de la poésie et son évolution vont de pair avec l’évolution de la vie sociale. Elle dépend aussi de la manière dont est pensée la langue française.

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