La Première Guerre mondiale : l’expérience combattante dans une guerre totale

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Classe(s) : 1re ES - 1re L - 1re S | Thème(s) : La guerre au XXe siècle - La guerre et les régimes totalitaires au XXe siècle
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La Première Guerre mondiale?: l’expérience combattante dans?une?guerre totaleL•ES•S
 
 

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Engagés dans une guerre mondiale et totale, des millions de combattants sont confrontés de 1914 à 1918 à une expérience inédite.

1Combattre

A73 millions de mobilisés

?Un Français sur cinq est mobilisé (soit 8 millions d’hommes).

? L’Allemagne mobilise 13,2 millions d’hommes, la Russie 17 millions, les États-Unis 4,2 millions et la Grande-Bretagne 2,5 millions.

BL’expérience de la durée

? En France, au lendemain de la bataille de la Marne (septembre 1914), l’espoir d’une guerre courte s’évanouit. Après la course à la mer, le conflit évolue en guerre de position. Le front ouest, long de 700 km, se stabilise : la bataille de Verdun dure 10 mois et celle de la Somme 5 mois.

? La démobilisation n’intervient qu’en 1919 ou 1920. Certains civils ont ainsi passé 8 ans sous les drapeaux (classe 1911 : 3 ans de service militaire et 5 ans de guerre).

CDe nouveaux uniformes et de nouvelles armes

? Vêtu en 1914 d’un pantalon rouge, le soldat français devient en 1915 « invisible » et mieux protégé (uniforme bleu horizon et casque Adrian qui remplace le képi).

? Dans l’infanterie, la place des mitrailleuses et des grenades devient essentielle. L’artillerie lourde et l’artillerie de « tranchée » (le Crapouillot français, un mortier transportable à dos d’homme) sont de plus en plus utilisées.

? Contrairement aux blindés, l’avion existait déjà avant le conflit mais ses missions se diversifient (renseignement, bombardement et chasse afin d’assurer le contrôle du ciel).

? L’utilisation de l’arme chimique est un des faits militaires les plus marquants du conflit (même si les morts dus à cette arme représentent à peine 0,5 % des victimes du front ouest).

2Souffrir et mourir

ALa tranchée, l’horreur de la guerre


 

citation « Car on meurt de la boue comme des balles et plus horriblement. La boue où s’enlise l’homme et – ce qui est pire – l’âme. » Le Bochofage, journal de tranchées

? La vie dans les tranchées est difficilement supportable : outre le danger permanent, le froid en hiver, la chaleur en été, les rats, les poux, l’absence presque totale d’hygiène, les odeurs nauséabondes, le ravitaillement mal assuré, les grands ennemis des combattants sont la pluie et la boue.

? La guerre des tranchées est rendue encore plus dure par la guerre des mines (des galeries sont creusées sous les positions ennemies pour y faire exploser une forte charge).

BLes « fusillés pour l’exemple »

Après l’échec de l’offensive Nivelle sur le chemin des Dames en juin 1917 (près de 40 000 morts et 90 000 blessés en 3 jours), des mutineries éclatent : 30 000 à 40 000 hommes refusent de monter en ligne. Sur 554 condamnations, 49 exécutions sont prononcées.

CLes pertes de la guerre

? Les blessures de guerre. Les éclats d’obus projetés au moment de leur explosion déchirent les corps et les visages (ces soldats sont appelés les « gueules cassées »). L’impact psychologique des gaz sur les combattants et les séquelles (insuffisance respiratoire, cécité) sont considérables.

? Les morts de la guerre. Les pertes journalières moyennes sont élevées : près de 900 morts pour la France, plus de 1 300 pour l’Allemagne et plus de 1 450 pour la Russie. Au total, 14,5 millions d’hommes ont perdu la vie ou sont portés disparus.

? Les névroses de guerre. Le retour à la vie civile s’est parfois accompagné de troubles psychiques. Beaucoup de combattants n’ont pas retrouvé une vie familiale et professionnelle normale.

Conclure

Pour ceux qui ont participé à la Première Guerre mondiale, l’expérience combattante a souvent été synonyme de « boucherie ».