La société et les échanges


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Fiches
Classe(s) : Tle ES | Thème(s) : La société et les échanges
Corpus Corpus 1
La société et les échanges
séries L•ES•S

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L’échange humain a une dimension économique qui le rend complexe, et suscite des problèmes.

1Les formes premières de l’échange

ADes formes qui ne sont pas qu’économiques

? L’«?échange?» désigne tout mouvement correspondant à une intention de réciprocité entre deux individus ou deux groupes. On peut donc échanger des paroles et des messages au même titre que des biens.

? En ethnologie, on évoque un «?échange des femmes?»?: afin de respecter la prohibition de l’inceste, l’épouse provenant d’un groupe étranger est échangée contre une dot?; cette dot est ensuite rééchangée contre une épouse provenant d’un troisième groupe.

BTroc et profit

? Dans sa forme la plus simple, l’échange se présente sous la forme du troc (un bien contre un autre), qui suppose que les deux biens soient estimés l’un par rapport à l’autre (X mesures de sel contre Y mesures de grain).

? Le troc peut mettre en circulation des biens intermédiaires – troquer X contre Y, puis Y contre A –, ce qui permet une généralisation des échanges, une extension des personnes concernées et la possibilité d’un profit.

2Monnaie et échange monétaire

ALa monnaie, moyen d’échange universel

? L’échange peut concerner des marchandises qui, au lieu de satisfaire un besoin immédiat, sont stockées. Elles serviront d’intermédiaires lors d’un échange ultérieur. De tels biens ont tendance à perdre leur valeur initiale d’usage?: ils ne sont considérés que pour leur valeur d’échange.

? Aristote est sans doute le premier à avoir ainsi distingué valeur d’usage et valeur d’échange. La valeur d’usage concerne les biens destinés à la consommation du producteur?; la valeur d’échange, les biens destinés à l’échange.

? Cet échange, pour se généraliser, suppose l’apparition d’un bien à valeur universelle, comparable à toutes les marchandises possibles. Cela facilite ainsi les calculs d’équivalence?: c’est la monnaie.

BDivision du travail et échange monétaire

? La mise en circulation par l’échange favorise la division du travail. Chaque producteur cherche à produire ce qu’il pourra échanger parce que nécessaire à tous, et non la totalité de ce dont il a besoin.

? Cela instaure une dépendance réciproque entre les individus qui confirme un droit de propriété privée. Tout possesseur d’un bien peut en transmettre l’usage ou le droit d’en disposer à un autre.

? Selon Marx, le développement de l’échange a favorisé la transformation de la marchandise en monnaie. L’échange monétaire prend deux formes principales?: soit l’argent ne sert que d’intermédiaire pour un échange de marchandises (cycle marchandise-argent-marchandise), soit la marchandise intervient seulement comme moyen pour réaliser un profit (cycle argent-marchandise-argent).

3La consommation

ALa circulation de biens périssables

La société moderne accélère le rythme des échanges et de la consommation, de sorte que tout produit (vêtement ou réfrigérateur) est fabriqué pour être rapidement remplacé.

BPourquoi consommer??

? Les objets apparaissent sur le marché dans des conditions telles que celles de leur fabrication sont aisément oubliées. Seule compte leur valeur de signes.

? Consommer, c’est ainsi confirmer sa propre capacité à échanger de l’argent disponible contre une quantité croissante d’objets.

Conclure

Adam Smith affirmait que l’obéissance au profit personnel élabore le bien collectif et assure l’harmonie sociale. Mais le profit qu’autorisent les échanges paraît peu compatible avec cette dernière, tant à l’intérieur d’une société que dans les relations entre sociétés différentes.

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