La valeur sociale et la valeur ajoutée

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Fiches
Classe(s) : 1re STMG | Thème(s) : Peut-on mesurer la contribution de chaque acteur à la création de valeur ?

À savoir

La valeur sociale consiste à créer de la valeur ajoutée et à la répartir entre différents acteurs.

La valeur fondée sur le revenu est une approche de calcul en termes de flux qui s’appréhende en analysant le compte de résultat de l’organisation.

La valeur fondée sur un patrimoine est une approche de calcul en termes de stocks qui s’appréhende au travers du bilan social de l’organisation.

La valeur perçue se mesure au travers de la qualité, de la notoriété, de la satisfaction et de l’image de marque de l’offre de l’entreprise.

A La valeur sociale et sa prise en compte croissante

L’entreprise ne peut plus se développer en faisant abstraction de ses impacts sociaux. La prise en compte des relations sociales, des conditions de travail ou encore de leurs impacts environnementaux est aujourd’hui une préoccupation majeure des entreprises. Ce sont elles qui définissent leur valeur sociale.

Cette valeur reste assez difficile à mesurer de manière comptable. Cependant, de nouveaux baromètres apparaissent comme le « Palmarès des entreprises où il fait bon travailler ». La bonne position des entreprises dans ce type de classement leur permet de valoriser leur image de marque auprès des parties prenantes.

B La création de la valeur ajoutée

La valeur ajoutée correspond à l’accroissement de valeur produite par l’entreprise lors de la production et de la commercialisation des biens ou des services en consommant ou en transformant des consommations intermédiaires.

Tableau de 1 lignes, 1 colonnes ;Corps du tableau de 1 lignes ;Ligne 1 : Valeur ajoutée = chiffre d’affaires – consommations intermédiaires;

Les consommations intermédiaires représentent l’ensemble des services ou matières premières consommés lors du processus de production pour élaborer le service ou le produit fini. Il peut ainsi s’agir de sources énergétiques comme l’eau ou l’électricité, de matières premières comme le caoutchouc, d’emballages…

Exemple

Une entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 850 000 €. Elle a dépensé 150 000 € en matières premières, 8 000 € en électricité et 210 000 € en autres approvisionnements. La valeur ajoutée créée par cette entreprise est de :

850 000 – (150 000 + 8 000 + 210 000) = 482 000 €.

C La répartition de la valeur ajoutée

Une fois créée par l’entreprise, la valeur ajoutée est redistribuée aux acteurs ayant participé à sa réalisation.

Tableau de 7 lignes, 3 colonnes ;Corps du tableau de 7 lignes ;Ligne 1 : Types de bénéficiaires; Rôle dans la création de la valeur ajoutée; Type de revenu; Ligne 2 : Les salariés; Travaillent à la production de biens ou de services dans l’entreprise; Salaires; Ligne 3 : Les actionnaires, les associés; Investissent dans la création de l’entreprise ou sa modernisation; Dividendes; Ligne 4 : Les banques; Prêtent des capitaux pour permettre à l’entreprise d’investir; Remboursements d’emprunts et intérêts; Ligne 5 : L’État; Fournissent des services publics : entretien des routes, formation des jeunes…; Impôts; Ligne 6 : Les organismes sociaux; Assurent les salariés contre les risques liés au chômage, à la maladie, aux accidents professionnels…; Cotisations sociales; Ligne 7 : L’entreprise elle-même; Pérennité de l’activité; Autofinancement;

D Les tensions liées au partage de la valeur ajoutée

Si certaines dépenses liées au partage de la valeur ajoutée sont incompressibles comme les impôts, les intérêts payés aux banques et les cotisations sociales, d’autres peuvent soulever des tensions induites par des intérêts divergents.

Exemple

Les augmentations de salaires ont pour conséquence de diminuer les dividendes payés aux actionnaires. Les besoins d’autofinancement peuvent réduire la part des salaires ou des dividendes.

L’entreprise doit donc opérer des compromis entre tous ces acteurs, en faisant en sorte que chacun récolte une juste part de la création de valeur ajoutée, tout en maintenant la motivation du personnel et la compétitivité de l’activité par des investissements réguliers.

E Le mécanisme de paiement de la TVA

La taxe sur la valeur ajoutée (TVA) est un impôt indirect sur la consommation des biens et des services collecté par les entreprises et reversé à l’État. Cet impôt est très important pour le budget de l’État puisqu’il correspond à près de 50 % des revenus fiscaux.

Le principal taux de TVA est de 20 %, il correspond au taux normal. D’autres taux existent qu’on appelle taux réduits (10 % sur les prestations touristiques comme le transport de voyageurs ou les séjours à l’hôtel ; 5,5 % sur les produits de première nécessité comme le sucre, le savon ou les fruits et légumes frais…).

Le versement de la TVA est comptablement neutre pour l’entreprise puisqu’il revient au consommateur final d’en supporter le coût selon un mécanisme de paiement indirect :

 l’entreprise effectue des achats auprès de ses fournisseurs. En faisant cela, elle paie un prix TTC, c’est-à-dire un prix hors taxe auquel s’ajoute la TVA. Cette TVA est dite déductible : l’entreprise peut la déduire de la TVA qu’elle a collectée ;

 en faisant leurs achats auprès des entreprises, les consommateurs paient un prix TTC ; il s’agit là encore du prix hors taxe auquel s’ajoute la TVA. Cette TVA est dite collectée ;

 l’entreprise reverse donc à l’État la TVA collecté – la TVA déductible.

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Schéma du mécanisme de versement de la TVA à l’État

Dans le cas où la TVA collectée par l’entreprise est inférieure à la TVA payée par l’entreprise à ses fournisseurs, l’État rembourse la différence à l’entreprise.