Le développement des blockchains: une modification des rapports de force

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Classe(s) : Tle STMG | Thème(s) : Les transformations numériques, de nouvelles responsabilités pour les organisations ?

Pour contrer le problème de sécurisation des données et la perte de confiance dans les systèmes financiers, bancaires, administratifs (crises, corruption, fraude), les chaînes de blocs (blockchains) se développent.

Mot-clÉ

La blockchain est une technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente, sécurisée, et fonctionnant sans organe central de contrôle. Par extension, une blockchain est une base de données qui contient l’historique de tous les échanges effectués entre ses utilisateurs depuis sa création. Cette base de données est sécurisée et distribuée : elle est partagée par ses différents utilisateurs, sans intermédiaire, ce qui permet à chacun de vérifier la validité de la chaîne d’informations.

Les blockchains modifient donc la sécurisation des échanges car le registre des données est distribué sur tous les ordinateurs du réseau. Elle permet la médiation des contrats (exemple : suppression de l’intermédiaire des banques pour effectuer une transaction dans le cas du Bitcoin).

#vidéo

La Blockchain expliquée simplement

foucherconnect.fr/20pbterstmg38

La première blockchain a été créée en réponse à la crise financière de 2008 et à la défiance à l’égard du système bancaire. Elle s’appelle bitcoin et repose sur trois principes :

c’est un logiciel libre ;

c’est un logiciel participatif (chacun peut participer à l’amélioration de son fonctionnement) ;

le système est décentralisé.

Par extension, d’autres blockchains ont été créées.

Zoom sur...

Des exemples de blockchains

Exemple 1 : au Honduras, le premier cadastre numérique adossé à une blockchain a été créé pour lutter contre la corruption et l’attribution aux élites des terrains les mieux localisés.

Exemple 2 : pour éviter la falsification des diplômes et garantir la sécurisation des documents, le diplômé inscrit, dans son CV ou dans son profil LinkedIn, le lien d’une transaction de la blockchain. Dans cette transaction envoyée par l’école, une empreinte digitale du diplôme est intégrée afin de sécuriser la légitimité de l’information. Le service RH de telle ou telle organisation peut alors utiliser n’importe quel explorateur de la blockchain pour s’assurer de la validité du diplôme du postulant.

Exemple 3 : la start-up Zooz propose un service de covoiturage entièrement repensé car décentralisé : le service n’est pas détenu par ses fondateurs ou par un quelconque investisseur extérieur, mais par la communauté de ses utilisateurs. Ce service permet aux conducteurs et aux passagers de se connecter en temps réel pour remplir les sièges vides des conducteurs, sans avoir à s’appuyer sur un acteur intermédiaire pour la mise en relation : tout passe par une plateforme autogérée. La Zooz rémunère ses conducteurs en jetons appelés « Zooz » (une monnaie basée sur le bitcoin) stockés sur une blockchain. La valeur des jetons diminue avec l’augmentation du nombre d’utilisateurs inscrits : le but est de favoriser les « early-adopters » afin d’accélérer le développement de l’application.