Le fonctionnement de l'appareil reproducteur chez la femme

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Fiches
Classe(s) : 2de | Thème(s) : Procréation et sexualité humaine


L’appareil reproducteur féminin a un fonctionnement cyclique. Il est contrôlé via des hormones par deux structures cérébrales : l’hypophyse et l’hypothalamus.

I Contrôle cérébral des cycles féminins

Mot clé

Neurohormone : hormone synthétisée par un neurone, agissant sur une cellule cible spécifique par voie sanguine.

Chez la femme, une neurohormone nommée GnRH est synthétisée par une structure du système cérébral, l’hypothalamus. Elle stimule une glande, l’hypophyse, qui, en réponse, sécrète deux hormones : la LH (hormone lutéinisante) et la FSH (hormone folliculostimulante).

La FSH et la LH agissent sur le cycle ovarien de la femme :

– la FSH stimule la croissance des follicules, responsables de la sécrétion d’œstrogènes ;

– à forte dose, la LH est responsable de l’ovulation et de la transformation du reste du follicule en corps jaune. Celui-ci sécrète alors des œstrogènes et de la progestérone.

II Contrôle hormonal du cycle utérin

Les œstrogènes et la progestérone préparent l’utérus à l’éventuelle implantation d’un embryon. Leur structure chimique leur permet de se fixer spécifiquement sur les cellules de la muqueuse utérine dont elles contrôlent l’évolution. Elles jouent également un rôle sur la viscosité de la glaire cervicale. Cette substance, localisée au niveau du col de l’utérus, bloque le passage des spermatozoïdes. Pendant les jours qui précèdent ou qui suivent l’ovulation, elle devient plus fluide et laisse passer les spermatozoïdes.

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Doc Contrôle hormonal de l’appareil reproducteur chez la femme

Méthode

Déterminer le rôle d’un organe dans le cycle sexuel

Différentes expériences ont été réalisées sur des rates (femelles du rat) adultes.

À partir de l’exploitation des résultats de ces expériences, indiquer le rôle de l’hypophyse sur le cycle ovarien.

Doc Résultats d’expérimentations effectuées sur des rates adultes

Expériences réalisées

Conséquences visibles

1. Ablation de l’hypophyse

Atrophie des ovaires, stérilité, disparition des cycles ovariens et du comportement sexuel

2. Ablation de l’hypophyse, puis injection de FSH

Développement de nombreux follicules et augmentation du taux d’œstrogènes dans le sang ; pas d’ovulation

3. Ablation de l’hypophyse, puis injection d’une très forte dose de LH 7 jours après

Ovulation, formation de corps jaune et augmentation des concentrations sanguines en œstrogènes et progestérone

Conseils

Étape 1 Repérer les conséquences directes et indirectes de l’ablation d’un organe pour en déduire son rôle lorsqu’il est présent et fonctionnel.

Étape 2 Une fois le rôle de l’organe déterminé, il reste à comprendre par quel moyen il agit. Pour cela, repérer les conséquences de l’ajout de molécules naturellement produites par cet organe (FSH et LH) lorsque celui-ci est absent.

Étape 3 Faire la synthèse des informations pour répondre à la consigne.

Solution

Étape 1 Après l’ablation de l’hypophyse, on observe l’atrophie des ovaires. Cette atrophie entraîne une stérilité (pas d’ovule produit), une disparition des cycles ovariens et du comportement sexuel (pas d’hormone sexuelle produite). L’hypophyse joue donc un rôle sur le fonctionnement des ovaires.

Étape 2 À la suite d’une injection de FSH, on note le développement de nombreux follicules. Cela entraîne une augmentation du taux d’œstrogènes dans le sang.

À la suite d’une injection à très forte dose de LH chez une rate, on note une ovulation et la formation de corps jaune. Cela entraîne l’augmentation du taux d’œstrogènes et de progestérone dans le sang.

Étape 3 L’hypophyse contrôle donc le fonctionnement cyclique des ovaires :

– la FSH agit sur le cycle folliculaire des ovaires ;

– la LH agit sur l’ovulation et sur la phase lutéale du cycle des ovaires.

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