Le marché du travail selon l’analyse néoclassique

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Classe(s) : Tle ES | Thème(s) : Travail, emploi, chômage
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Le marché du travail selon l’analyse néoclassique

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Comment les néoclassiques analysent-ils le marché du travail pour expliquer le chômage ?

1Qu’est-ce que le marché du travail ?

ATravail et emploi ne sont pas synonymes

 Le marché du travail est le lieu de rencontre de l’offre et de la demande de travail et le lieu où se fixe son prix, le salaire. Le travail correspond à l’activité rémunérée de l’homme.

 Un emploi désigne une place dans la production (ce n’est pas juste une activité rémunérée) ; il donne un statut, une place dans la société.



Offre


Demande


Travail


Population active


Organisations productives


Emploi


Organisations productives


Population active

BLes déterminants de l’offre et de la demande de travail

 Les déterminants de l’offre sont :

– des facteurs démographiques : évolution de la population totale (accroissement naturel, solde migratoire…) ;

– des facteurs juridiques : âge de la scolarité obligatoire, âge de la retraite ;

– des facteurs sociaux : taux d’activité des femmes, durée des études.

 Les déterminants de la demande sont :

– des facteurs économiques : volume de la production à réaliser pour répondre à la demande et coût du travail (salaire brut et cotisations sociales patronales) ;

– des facteurs techniques : degré d’intensité capitalistique qui dépend du choix de la combinaison productive et du progrès technique ;

– des facteurs juridiques : durée légale du travail, salaire minimum, conventions collectives.

2L’analyse néoclassique du marché du travail

ALa concurrence pure et parfaite

 L’école néoclassique, qui apparaît à la fin du xixe siècle, montre que les mécanismes du marché jouent un rôle régulateur et considère que l’État ne doit intervenir que faiblement.

 Elle raisonne dans le cadre de la concurrence pure et parfaite (cpp), ce qui suppose plusieurs hypothèses :

– atomicité de l’offre et de la demande (présence de nombreux offreurs et demandeurs) ;

– homogénéité des produits ;

– fluidité et transparence du marché (absence de barrière à l’entrée ou à la sortie du marché et information parfaite) ;

– parfaite mobilité des facteurs de production.

BLe marché du travail, un marché comme un autre

 Le travail est une marchandise comme une autre ; la quantité de travail échangée et le prix de cette marchandise (taux de salaire réel) sont déterminés par la confrontation entre l’offre et la demande.

 L’offre de travail dépend d’un arbitrage entre travail et loisir : plus le salaire est élevé, plus les individus sont incités à renoncer aux loisirs.

 La demande de travail est une fonction décroissante du salaire réel.

 L’intersection entre demande et offre de travail détermine le salaire d’équilibre pour lequel il y a plein emploi : tous ceux qui désirent travailler pour ce salaire trouvent à s’employer et le chômage est « volontaire ».

 Toute violation des conditions de concurrence pure et parfaite engendre un déséquilibre sur le marché du travail. Si une réglementation publique fixe le salaire au-dessus de son niveau d’équilibre, cela favorise le chômage (dit « involontaire » car les individus disposés à travailler au taux de salaire d’équilibre ne trouveront pas à s’employer).

Conclure

Les néoclassiques ont proposé une analyse du marché du travail qui permet d’expliquer les situations de chômage. On peut se demander cependant si cette présentation décrit le comportement réel des agents (>fiche48).

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