Le national-socialisme allemand

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Classe(s) : Tle Générale | Thème(s) : L’impact de la crise de 1929 et les régimes totalitaires


À la sortie de la Première Guerre mondiale, les Allemands vivent la défaite militaire comme une humiliation. La misère qui s’abat sur le pays en 1931 réveille ce sentiment de frustration. Hitler s’en nourrit pour établir un régime totalitaire nationaliste et raciste.

I La mise en place d’un État totalitaire

1 Une idéologie raciste

Dans son livre Mein Kampf rédigé après un coup d’État manqué en novembre 1923, Adolf Hitler développe l’idéologie qu’il qualifie de nationale-
socialiste ou nazie, sous sa forme abrégée.

C’est une doctrine raciste et antisémite qui repose sur l’idée que les Allemands appartiennent à la « race des seigneurs » et doivent dominer le monde. Selon Hitler, les Juifs « pervertissent » la nation allemande et doivent être éliminés.

Mots clés

Le racisme est une idéologie basée sur la croyance qu’il existe une hiérarchie entre les groupes humains ou « races ». L’antisémitisme désigne la haine des Juifs.

2 La conquête du pouvoir

En 1921, Hitler fonde le parti nazi. Celui-ci reste marginal dans les années 1920.

Ce n’est que lorsque l’Allemagne est touchée par la crise économique que le parti nazi remporte d’importants succès électoraux. Le 30 janvier 1933, Hitler est nommé chancelier (équivalent de Premier ministre) de la République de Weimar (régime démocratique mis en place en 1919).

À la mort du président de la République, Paul von Hindenburg, le 2 août 1934, Hitler concentre les fonctions de président et de chancelier. Ce coup d’État constitutionnel est ratifié lors d’un plébiscite par 90 % des électeurs.

II L’État totalitaire

1 La mise en place d’un ordre nouveau

Un appareil policier redoutable est mis en place. La SS (Schutzstaffeln ou brigade de protection), garde personnelle d’Hitler, puis police idéologique et raciale, est chargée de la mise en œuvre de l’extermination des Juifs européens. La Gestapo (police secrète politique) traque les opposants.

Le gouvernement nazi s’impose en alliant séduction et terreur. Il organise d’immenses spectacles pour fanatiser les foules. Il contrôle enfants et adolescents en rendant obligatoire l’adhésion aux organisations nazies de jeunesse.

2 L’obsession d’une race pure

En 1935, les Juifs sont exclus de la société (lois de Nuremberg) et privés de leur citoyenneté allemande.

Du 9 au 10 novembre 1938, les nazis déclenchent un vaste pogrom. Au cours de cette « Nuit de cristal », 250 synagogues sont incendiées, 7 500 commerces pillés. 91 Juifs sont assassinés et 30 000 autres déportés en camp de concentration.

Mot clé

Un pogrom désigne le massacre et pillage de juifs par le reste de la population.

III La marche à la guerre

Lorsque la guerre civile espagnole débute en juillet 1936, Hitler et Mussolini envoient immédiatement des armes aux putschistes. Le 26 avril 1937, les avions de la légion allemande Kondor bombardent la ville basque de Guernica.

L’Allemagne et le Japon signent en novembre 1936 le pacte anti-komintern, rejoint par l’Italie en 1937. Ces pays s’engagent ainsi à se prêter secours militairement si l’un d’eux est attaqué par l’URSS.

Selon Hitler, les Allemands doivent être réunis dans un seul État. En mars 1938, l’Allemagne annexe l’Autriche (Anschluss), puis en septembre 1938, les Sudètes, région de la Tchécoslovaquie. En mars 1939, la partie tchèque devient le protectorat de Bohême-Moravie.

Face à ces agressions, les gouvernements européens sont divisés. Ce n’est que l’invasion de la Pologne, le 1er septembre 1939, qui décide la France et le Royaume-Uni à déclarer la guerre à l’Allemagne nazie.

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